NDAGGA RYTHM FORCE AU CLUB LAITERIE

10 juin 2015

Ndagga Rythm Force (http://ndagga.com/) fut produit par le DJ Techno Dub Berlinois Mark Ernestus qui ne les a pas suivis hier à Strasbourg !

C’est à croire que ça va taper (casser ?) plus dur à droite qu’à gauche de la scène, s’il faut en juger avant le concert par le nombre de baguettes prévues avant le concert (4 à gauche, 11 à droite, pour un nombre équivalent de 3 percussions de tailles diverse), ainsi qu’une batterie, clavier et guitare !

Mangone Ndiaye Dieng à la batterie débute sur un rythme Africain, puis Jazz, puis Assane Ndoye Cisse à la guitare, Ibou Mbaye clavier , Mbene Diatta Seck (https://www.youtube.com/watch?v=_rPIzyKkuNs) chanteuse vêtue de noir à voix vibrante et puissante, son frère Modou Mbaye au talking drum, Bada Seck au sabar, , et Serigne Mamoune Seck au sabar. et Danseuse/Rappeuse Fatou Wore Mboup coiffée à la Cathy Guetta ou Tina Turner grande époque que j’ai cru s’appeler « Fatou Adou Wawo »? La chanteuse répétait « Wawo » et « Wawa »

Beaucoup d’écho sur les micros donnait un côté Sound System sur le groove de la guitare partant en mbalax https://www.youtube.com/watch?v=Q-cwfm79LDA
.
Les bras de la danseuse Fatou Wore Mboup semblent rougir au feu de la danse et même fumer.
Ils saluent et font monter sur scène un Frédéric de Casamance. Le guitariste Assane Ndoye Cisse est le père de la chanteuse Mbene Diatta Seck, Modou Mbaye au talking drum son frère.
La mélodie rappelle un peu Zombie (https://www.youtube.com/watch?v=jvxiL0cnh9U) de Fèla Kuti, chanson interdite par le régime (il y traitait les soldats de Zombies) pour laquelle ils défenestrèrent sa mère à Kalakuta !

Modou Mbaye au talking drum donne à la chanteuse Mbene Diatta Seck des billets de banque dont elle met dans la bouche du joueur de sabar de gauche jouant agenouillé un billet de 50 €. Dénonciation de la corruption de la Françafrique ou du racket de l’Afrique, de sa dette d’AOU Airlines (seun Kuti, le fils de Fèla dit « African Airways » (https://www.youtube.com/watch?v=yKdMsiTkGTg) : « African Airways n’est qu’une parodie du système économique africain. J’essaie de montrer l’Afrique, le système économique africain, comme un avion. Le numéro du vol est « AAIOU » [dont la fin se prononce « I owe you », soit « je te dois »], parce que l’Afrique doit de l’argent à tout le monde. Aux commandes, il y a un pilote occidental et un stupide co-pilote noir. Comme dans les films, le co-pilote est toujours noir mais n’est jamais très malin. Nous avons des moteurs chinois et une tour de contrôle dirigée par la Banque Mondiale. Mais où va cet avion ? Seun Kuti : Nulle part ! Il va s’écraser ? Seun Kuti : Il va traverser de terribles turbulences. Je ne sais pas s’il va s’écraser. J’espère qu’il ne le fera pas. Mais le fait est que notre développement économique n’a aucun but. Il manque d’idées. Mais, tant que le monde des affaires fait de gros profits, personne ne s’en soucie. Pourtant, en tant qu’Africains, nous méritons un authentique développement. Alors, quelle est la solution pour cette compagnie d’aviation ? Faut-il virer son directeur ? Seun Kuti : Les passagers doivent se saisir de l’avion et le poser, puis discuter d’une nouvelle destination et de la meilleure façon de le faire voler. Avant tout, nous avons besoin d’un nouveau pilote. Notre pilote occidental et le stupide co-pilote africain sont totalement incompétents. Il va également falloir échanger nos moteurs chinois contre des moteurs africains. Les Africains sont capables de créer des avions made in Africa » (Interview Mondomix 2014).?

Joué sous l’aisselle, le talking Drum rajoute une note plus chaude et moins sèche aux tambours sabars, clapote comme l’eau d’un fleuve d’Afrique sous les jeux enfantins et semble en effet parler, converser!

La danseuse perd ses sequins à force de danser, m’offre une perle que je perds, deux autres et un sequins comme une petite pièce minuscule! Il faut dire que crie « WAWO ! » à chacune de ses apparitions ! Elle a déjà fait monter plusieurs françaises du public sur scène pour danser avec elle, danse à en perdre sa perruque, revient habillée autrement d’un pantalon Africain et un T Shirt IBRA FALL (http://www.xibar.net/PHOTOS-LA-RENCONTRE-ENTRE-CHEIKHOUL-KHADIM-ET-CHEIKH-IBRA-FALL_a37005.html), un mystique et guerrier africain de 1883 encore adoré par les « mourides » et d’un bonnet un peu comme les soufis Gnawa sans ponpon pour une chanson « Ila Ilala » (peut-être un hymne soufi Africain ?)

Les deux filles jouent aussi du sabar sur le groove de la guitare très bien en place qui enrichit discrètement mais très efficacement l’instrumentarium percussif de Blues, Jazz, Groove ou de finesse de kora dans les arpèges puis accélère en groove.

La danseuse danse sa transe de façon épileptique, possédée, comme pour prendre le bien de l’instant et exorciser le mal de ce démon qui la possède et l’habite dans un exorcisme positif. En Afrique les transes sont guérisseuses puis quitte la scène après son éruption!

La danseuse avec des pans de vêtements blancs sur à la taille et aux mains comme des ailes de colombes, les mouvements de bras rappellent le vol tourmenté d’un oiseau dans la tempête!
Elle montre qu’elle est plus musclée que le talking drum quoique plus petite et lutte avec le talking drum au sol! Sa danse est défi et insolence, affirmation d’elle-même !

https://www.youtube.com/watch?v=ltZ8uVBlQcI

A sa énième invitation j’ai fini par monter sur scène pour la première fois de ma vie (à quatre pattes mais sans renverser le kit sabar en me relevant ce qui eût été catastrophique ni tomber ce qui eût été ridicule), a voulu danser et lutter avec moi en dansant « Qui est pour lui ? » Quelques clameurs, « Qui est pour moi ?» Clameurs mais je dis « Moi aussi ! » je suis pour elle, bien sûr!

La dernière danseuse sur scène m’a de loin surpassé dans la danse, presque à l’égal de l’Africaine!

JDB

MARSHALL JEFFERSON AU LIVING ROOM

8 juin 2015

J’ai Mieux aimé Marshall Jefferson vêtu d’un T Shirt Sourire Acid Souriant « Rave Musice Against Racism» que Derrick May il y a deux ans ou même Carl Craig au Colod’Art! Même si on ne mixe pour un club comme pour un hangar!
Derrick May est de Detroit donc une sorte de ‘machine’ (le dit lui même ‘comme tout le monde a père ou quelqu’un dans sa famille qui faisait des voitures chez les noirs de Motor City’) qui fait du jazz avec machines, c est presque déjà un robot! A Detroit y avait que le label Soul Motown et après il est parti a New York! Laurent Garnier dans son autobiographie « Électrochoc » quand il va a Detroit au musée Motown il pleure! La bas le cordon de flics ne quitte jamais le pourtour du ghetto noir! Il a quand même mixé du Funk dans une école (grâce au jeu de clés d’un pote des djs balayeur pour des mamas noires, jusqu’à ce que la police débarque ! Son meilleur souvenir dit-t-il!
Marshall Jefferson, lui, est de Chicago! Le jazz, le funk, la soul y étaient historiquement plus implantés! Donc sa House a davantage une base de voix soul, instrus jazzy, sur un rythme funk house à basse accélérée et rythmique montée par machines! Il est plus âgé aussi! Mais moi je suis un vieux con qui aime encore je jazz, le funk, la soul!
Pour la petite histoire, quand Frankie Knuckles voulut vendre sa boîte à rythmes, ses collègues lui conseillèrent de la vendre à Chicago… En effet elle gardait les rythmes en mémoire Et c’est ainsi que les premiers tubes House furent enregistrés sur cette boîte à rythme, comme « Move Your Body » !
Il a fini par son tube ‘MOVE YOUR BODY’ surnommé ‘l hymne house music’ (House Music Anthem) en 87, augmenté de claviers! Et quand suis sorti a 4 h du matin, les oiseaux chantaient encore la mélodie de « Move your body » à plusieurs! Je vous jure !

JDB

FREEZ PELOUSES SONORES

8 juin 2015

J’ai pas tout saisi, mais alors que sur le papier (un trio Rap/trompette/Batterie/ samples), j’aurais pas pensé que ça me FREEZ (www.soundcloud.com/F-R-E-E-Z)erait ou me
glacerait d’indifférence justement, ben comme d’habitude j’ai bien aimé! j’ai
cherché votre Soundcloud, pas trouvé mais y a déjà des Freez à Munich!

Le second morceau « ….of a mind » Excellent!

Positive Excellent!

Et le balafon à la Konono/Not Aione n 1 aussi!

La trompette d’Octave Moritz trouve plus d’espace pour s’exprimer dans cette
formation réduite, à la Truffaz, au bugle ou même à la trompette laissée coudée
en périscope par Dizzy Gillespie après l’avoir laissée tomber (il a trouvé que
ça sonnait mieux ainsi) et il joue super bien!

Aimé la chanson avec un côté Rap Rock Beastie Boys dans le
refrain et Groove dans les strophes!

D’ailleurs n’est pas que réduite mais AUSSI la plus AUGMENTEE par les samples de
bonnes musiques mais du passé donc qu’on pourra plus entendre live et gens
qu’on aimait bien comme B B King (je l’ai pas reconnu j’avoue)!

et un Trio offre à chacun plus de liberté pour s’exprimer et d’interaction entre
ces 3 individualités! Comme on dit chez toi dans le Jazz « Three Is A Crowd »!

Et bien sûr même si je comprends presque rien parce que tu rappes trop vite et que je ne suis quand même pas complètement bilingue anglophone alors je me laisse emporter part le flow dans la rivière des mots plus pour pour leur son musical que pour leur sens!

Mais j’ai entendu un « Flamin goes » passer près de « nothing grows » et le message est toujours aussi positif!

Si Art District c’est ce qu’est le Hip Hop urbain (avec plus d’humour potache mais sans aller jusqu’à l’agressivité de Rouge A Lèvres), Blockstop ce qu’il aurait pu être dans les années 70s (était un peu pas Gil Scott Heron), Freez serait ce qu’il peut devenir Réduit en personnel mais Augmenté de samples!

Jean Daniel

DEBRUIT & ALSARAH A L’OUVERTURE DE CONTRETEMPS

9 juin 2014

Le Festival Electro Groove Contretemps (http://www.contre-temps.net/) s’est ouvert jeudi dernier avec un Live de Dèbruit & Alsarah (https://soundcloud.com/soundway-records/d-bruit-alsarah-alkoan-baladi) qui ont sorti leur album Alsarah (http://www.lemellotron.com/2013/09/23/aljawal-debruit-alsarah-2013-soundway-records/) au Musée d4art Moderne et Contemporain !
Lui est DJ et musicien électronique, elle une chanteuse qui a fui le Soudan pour Brooklyn !

On y entre par les claviers modifiés de Débruit comme en une rencontre spatiale du 3ème type aux notes obsédantes (http://www.dailymotion.com/video/x2wdl7_rencontres-du-3eme-type-langue-des_shortfilms), puis arrive Alsarah lançant des appels de louve modifiés par les boucles de Débruit! Elle utilise deux micros, un pour le chant live, un autre plus éloignés pour qu’il modifie son chant de ses effets!

La seconde chanson est dédiée à un chanteur qaui considèrait l’Univers comme sa maison. Elle y révèle une voix de cantatrice arabisante dans l’aigu comme dans la musique Soudanaise Traditionnelle, enchaîne avec leur première chanson, l’éponyme Aljawal (http://www.youtube.com/playlist?list=PLkZkciiW0hVrNiyWGRUtNAc_Ic69lbkPM), entourée de cris et clameurs tribales qu’il lui renvoie après qu’elle les ait poussées, nous emportant avec cette tribu désertique imaginaire sous ses youyous !

Elle poursuit avec une nouvelle chanson composée à Bruxelles (http://www.youtube.com/watch?v=bJEB30Hdb4I) célébrant une femme qui se libère pour voir les beautés du monde et surmonter ses peurs! Sur une guitare Rock Turque Indianisante Bollywoodante samplée par Débruit en collages tectoniques défiant le temps et la gravité musicale. En fait Débruit ne déconstruit que pour y rajouter des musiques oubliées, les réduit à DES BRUITS et les projeter les uns contre les autres non sans attraction musicale!

Suit Dreamer (http://www.youtube.com/watch?v=-WRIVCicHXU) , “souvent nous sommes subjugués par la réalités, alors que nos rêves pourraient nous inspirer davantage».
Et à la demande d’Alsarah, le public enthousiaste assis envahit enfin le bord de la scène pour danser, intensifie une transe de bédouins modernisée façon Dubstep par Débruit, quand soudain, Alsarah saute de la scène et court vers la porte (pour lui faire une surprise dira-t-elle plus tard) nous laissant seuls avec CEBRUITS, non pas Débris, saucissonnés de l’Inde mais ventousés ventousant aimotionnellement déjouant les folklores existants vers un syncrétique folklore imaginaire fictif.
Et si DEBRUITER c’était au contraire REDONNER sens ou au moins Forme à ce que les Bruits (ou la musique réduite à des bruits) auraient de non contrôlés, d’accidentel et d’aléatoire, de non intelligible contrairement à la musique!

Alsarah revient pour Jamilia (http://www.youtube.com/watch?v=PBYlaEg9Buk ), hommage à la Beauté féminine, à tout ce qui est féminin dans la Terre, la Mer, le Ciel, Homme et Femme, Vie et Mort! Elle commence en prière tournoyée qu’elle chante a capella et dont lui fait par ses effets sonore, son traitement sonore le chemin, les échos, les canyons et les lacs ricochets, crée un paysage en live pour faire voyage cette voix!

La chanson suivante trouve dans sa course dans les grands espaces sonores qu’il construit ou débruite pour elle quelque chose des pow wows amérindiens, de certains chants sauvages qu’il accélère vers le Nord de l’Europe, vraiment une belle complicité vocalo//électronique entre eux !

Suit Sharara (http://www.youtube.com/watch?v=XfskIi2G9UY), chant traditionnel pour quatre voix de femmes et des percussions, Débruit recomposant cette transe d’une façon proche du Mexican Institute Of Sound (http://www.youtube.com/watch?v=kpm3rupZyRc)!
Parfois il lui envoie en plus de l’écho sa propre voix comme choriste ou tribu de femmes à l’unisson de sa voix, crée des dunes sonores et des mirages musicaux envoûtants en architecte sonore efficace.

En Bis ils reprennent Ya Habiba (http://www.youtube.com/results?search_query=d%C3%A9bruit+%26+alsarah++habibi) sur un oud techno et des beats de Débruit rappelant On The Road Again de Canned Heat (http://www.youtube.com/watch?v=qRKNw477onU)

La voix d’Alsarah et sa complicité musicale avec Débruit dans le respect de ce qu’elle à d’humain et le syncrétisme des cultures est une expérience musicale qui donne de l’espoir pour l’avenir des musiques traditionnelles et électroniques !

Jean Daniel BURKHARDT

BLOCK PARTY : SIR JARVIS, SOULEANCE & DJ FORMAT AU STUDIO SAGLIO

23 juillet 2013

En warm up, Sir Jarvis (https://soundcloud.com/sir-jarvis) nous gratifie comme d’habitude des bootlegs de son label Badass 45 (http://www.discogs.com/label/Badass%2045) Hip Hop Comicxs et des Good « Evil Vibrations » (http://www.youtube.com/watch?v=InZTP6RaTxo) et de sa culture Soul Funk Disco (plus celle là d’ailleurs, car si les bootlegs marchent, c’est avant tout un amateur de musique) titre phare de nos soirées «Saturday», (samedis Funkys) dont l’histoire que j’avais déjà racontée grâce à Tal Stef serait le symbole de contretemps à elle seule : le vrai titre est « Roller Skate On Saturday », est sur une compilation de 4 Hero «Mighty Riders ». En tous cas c’est une hymne efficace de la Funky Soul Nation des soirées locales. Après information de Tal Stef le 28 juin 2008 (http://jdb.blog.estjob.com/index.php/post/2008/06/29/JAZZAMAR ), en voici un peu plus long sur ce thème qui est passé par l’âge du Groove, du Hip Hop et du remix rédigé alors :
« Les « Ah AhAha » célestes des « Good Vibrations » sont des « Evil Vibrations » des Mighty Ryeders qui me font penser à des Beach Boys Black Soul’N'Funky, Fender Space, au saxo Jazzy et basse et percus Brazil tremblotantes à la fin, mais sans « Saturday ».
La version Hip Hop par De La Soul : A Roller Skatin’ Jam Named « Saturdays » reprend surtout la basse groovy en base de scratch avec des vocaux « Saturday » que je préfère dans le vocal féminin, avant un final plus sombre. »
En effet, je préfère l’énergie de la version remix plus récente de « Rebirth Rebirth » dans « Evil Vibration » remettant au goût du jour les Mighty Ryeders mais revitaminisés avec des impros moins smooths et des backings où l’on devine une fête funky derrière, ou le public live, sans « Saturday », mais avec plus de Groove et d’entrain dans les « Ahahaha » féminins sur la fin. »
FIN D AUTO CITATION !
Jarv poursuit avec un bon Boogaloo (http://www.youtube.com/watch?v=CIJfdVPACyw) (la latin Soul de la Fania qui donna lieu à la Salsa), et comme dit la chanson suivante « Don’t Stop The Music », car c’est pas du Rihangnagna, et que les Winerockers, shiny happy people venus spécialement d’Allemagne (de Gegngenbach via Offenburg me dit Martin Eble) colorent la piste et mettent l’ambiance!

Avec Jarv’, même faire penser à Lalo Schifrin avec « Sad Song » de Mountain Jam (http://www.youtube.com/watch?v=21AKz8miMPk) avec des cordes c’est pas Mission Impossible (http://www.youtube.com/watch?v=R0wtBQ4KnQ4), moins que de retrouver ce titre que j’ai cru lire sur le vinyle!

Il poursuit avec de la Disco digne des disques que mixait Larry Levan (http://www.youtube.com/watch?v=4QgKf9c4-5Y ), puis Cypress HIIIIIIll enchaîné sur le scrEAERAEAEAm de James Brown en remix medley enchaînant « I Know You Got Soul » (http://www.youtube.com/watch?v=oFQ7Y-sgfvo) avec Bobby Byrd et Keep On Singing « Talking Loud And Saying Nothing » (http://www.youtube.com/watch?v=bXUa6VVqq4c), pas les plus connues et un petit bout de “Sex Machine” (http://www.youtube.com/watch?v=huZFThnetjo) pour la plus grande joie des Wine Rockers !

Il enchaîne avec du Hip Hop festif sur le rythme de Wannabe (http://www.youtube.com/watch?v=zzHSsjiZb1w) des Spice Girls.. « Say we…Having Fun », puis Scratchin de The magic Disco Machine (http://www.youtube.com/watch?v=AlYCRNizzqc), un bon 80ies au saxo muppet pouet poet sur la guitare un rien Country à la Creedence Clearwater Revival et un super orgue !

Suit « Cola Bottle Baby » (http://www.youtube.com/watch?v=Z3AKrwna2C8) d’ Edwin Birdsong, l’original du « Harder Better Faster » (http://www.youtube.com/watch?v=Z3AKrwna2C8) de Daft Punk et c’est pas le seul
(http://www.topito.com/top-samples-daft-punk)! Daft Punk comme version humanoïde du Funk ? Voilà pourquoi ils cachent leurs visages derrière des casques intégraux!

Et Got On Ev’ry Body Get Up (http://www.youtube.com/watch?v=KokcxYENvHM) ! Uh! Uh! (http://www.youtube.com/watch?v=hp1QPTRs2U4 )

Et une « Pussy Cat Pussy Cat/ Stuppid » From Tha School (mal lu sur la pochette) me fait penser en funk au « Behave Yourself » de “Bad Boy” nommés Beatles (http://www.youtube.com/watch?v=LG292heZfOc ) flirtant avec la « Mustang Sally » de Wilson Picket (http://www.youtube.com/watch?v=fsjFi4KkOZc )!

“A Musical Trzesure” (http://www.youtube.com/watch?v=nPvuNsRccVw ) Disco Funk!

J’adore Sir Jarvis https://soundcloud.com/sir-jarvis pour sa Culture plus encore que pour ses bootlegs Badass 45 (http://www.discogs.com/label/Badass%2045)!

Et finalement « Love Is The Message » (http://www.youtube.com/watch?v=vLg_THUncng) nous sommes tous des MFSB (Mères, Pères, Frères, Sœurs) où ai-je lu dans “Le Chant de la Machine» ?

Un frémissement dans la salle chez la jeunesse et c’est la barbe de DJ Soulist (https://soundcloud.com/dj-soulist ) et la moustache de Fulgeance (https://soundcloud.com/fulgeance ) alias Souleance (https://soundcloud.com/souleance) qui rappliquent ! J’avais découvert Souleance lors du passage de Fulgeance il y a 4 ans au Molodoï pour Contretemps et m’étais dit : Tiens Souleance (http://www.deezer.com/fr/artist/270832) je préfère à Fulgeance tout seul!
Ça commence en mode Bollywood remixé façon Onra (http://www.youtube.com/watch?v=b6J0jMivM5I ).

Fulgeance excelle dans le remix ralenti (http://www.youtube.com/watch?v=ts55rLPpPhg) réinventant des claviers 70ies sur le Funk Californien (http://www.youtube.com/watch?v=Ql1oOUFHepU) sur un rythme pré annonçant «Separated At Birth » (http://www.youtube.com/watch?v=hX3oyo1tKco ) de Dj Format à venir avec des soupirs féminins funkys (http://www.youtube.com/watch?v=qpGGn0Z6ec4). DJ Soulist est aux platines vinyles, à la sélection, Fulgeance au MPC, au traitement rythmique.

Et les deux se taillent l’un à l’autre en pointillés complices sur leur re Edit de « You Can’t Love Me» ((http://www.youtube.com/watch?v=vCNZz_sCA9s) de Chemise (http://www.youtube.com/watch?v=sKoBpDM9S8c) des costards sur mesure ralenti/accéléré par Fulgeance sur son MPC (http://www.youtube.com/watch?v=2cHp5M7P2c4 ).

Dj Soulist quant à lui sélectionne du bon Funk style « The Brain » (http://www.youtube.com/watch?v=eWr1wIztHpQ) des American Breed pour le film « Le Cerveau (http://www.youtube.com/watch?v=E-Kf_ttmnew) de Gérad Oury !
Au moins en délaisse-t-il les featuring Hip Hop (http://www.youtube.com/watch?v=DLWx7sDejQg) pour le Funk qu’il aime ou si ce sont des bootlegs ça s’entend pas à la couture, la jointure!

Un Northern Soul (http://www.youtube.com/watch?v=b6J0jMivM5I) « Don’t Let It Twice …Boy » (http://www.youtube.com/watch?v=N-5q5Ja_W1Q) ?, laiise quand un peu les riddims que Souleance cisèle de ses beats comme ce « Passarinho » (http://www.youtube.com/watch?v=EPA7KegRG-8) mais passe aussi ses propres morceaux.

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Arrive enfin DJ Format (http://www.djformat.com/) qui, me dit Jarv qui l’a vu à l’œuvre dans une bourse aux disques l’après midi est un « digger » (chercheur de pépites musicales) du genre à s’agenouiller direct devant les bacs de raretés délaissés au sol !

Il commence par une version d’’Hold On I’m Comin’ » de Sam & Dave (http://www.youtube.com/watch?v=GuHlkHeIixc) mais INSTRUMENTALE (http://www.youtube.com/watch?v=PiaoQA4caAI) mais plus cuivrée à la manière des Apples. (http://www.youtube.com/watch?v=he9E2Kd-3n4)!

Tiens, voilà des cuivres que Sir Jarvis lui a piqués pour son Bootleg « Freaky Grapewine » (http://www.youtube.com/watch?v=qEbFXcqH92s) d’ « I Heard It Through The Grapewine » de Gladys Knight & the Pips (http://www.youtube.com/watch?v=WWvwP72FuVg).

Oui c’est un bootlegger que Dj Format, un tailleur sur mesure et pas de la cire comme Wax Tailor, mais du sur mesure qui s’adapte au lieu où il passe et passe même du Français comme la meilleure chanson d’Alice Dona, « C’est Pas Prudent » (https://www.youtube.com/watch?v=q3mflQ9Bmek) , enchaîne avec un lalala Vintage, mais ausso de la pop d’ailleurs Bollywood ou Orientale « Ala Danai Dana Tala » ? et « Fire » de jimi Hendrix (https://www.youtube.com/watch?v=XBhH1Zkd0cQ) mais dans la version plus festive des Red Hot Chili Peppers (https://www.youtube.com/watch?v=NFEZ39fOPxU ) et même la version d’ Ella Fitzgerald de « Sunshine Of Your Love » (https://www.youtube.com/watch?v=ogJjMCLQpno) de Cream (premier power trio des années 60s et groupe d’Eric Clapton) (https://www.youtube.com/watch?v=pwDo0JUeKqM) avec les cuivres funky du label allemand MPS ! Mais tout ceci en gardant un beat RNB/ Hip Hop (https://www.youtube.com/watch?v=yf-6aTiTnoc)!

DJ Soulist reviendra pour un after set House Rocky devant juste l’équipe de Contretemps.

Bonne soirée, mais le public, les Winrockers exceptés n’était pas trop au rendez-vous.

Jean Daniel BURKHARDT

LES ANDROMAKERS AU MUSEE D’ART MODERNE

11 juin 2013

Les Anrdromakers (www.andromakers.com/) arrivent dans le bruit assourdissant d’un avion crissant au décollage dans l’ampli, mais ces hôtesses aux oreilles ornées de plumes (et d’une boucle d’oreille en soleil inca pour la chanteuse) et la grosse caisse claire d’un dreamcatcher, (attrapeur de rêves) au cas où calment le vol vers les nuages (https://www.youtube.com/watch?v=LmwcEsSNm0I) en apesanteur sagement, la voix de la chanteuse fait penser à une Kate Bush avec le côté déjanté de Björk, l’autre pond des œufs roses et y faitt germer le rythme de graines successives comme d’un bâton de pluie sur des claviers new wave mais sur le tambour, la chanteuse déclenche un orage, crève le ciel de soleil peu à peu à la fin.

Le second titre est plus asiatique (https://www.youtube.com/watch?v=O9xIvAQsaA0), les voies aériennes, comme les chinoiseries ambientes de Brian Eno dans « Music For Airports » (http://www.youtube.com/watch?v=RfKcu_ze-60) et les voix sont plus classiques dans les aigues sur des jouets synthés évolutifs à faire s’endormir et rêver les enfants sages. Mais dans la rythmique au fond des lasers sourd un drame.

La troisième chanson fait plus pop (http://www.youtube.com/watch?v=MiKIpCPm2dw) aux rythmes préprogrammés, et la mélodie à la Blondie, les claviers plus Ping Pong sur des prolongés d’orgue baroque et de fausses palmas flamencas rythmiques de la chanteuse.

La suivante dit la chanteuse « pour son chien » (https://www.youtube.com/watch?v=W9R55jL9_ek), « Song For My Dog » (https://www.youtube.com/watch?v=zTgQonPypUA), mais elle miaule joliment, tandis que l’autre souffle dans un mélodica rose, puis la chanteuse frappe la casse claire, peut-être pour faire bondir son chien ou évoquer ses joyeuses galipettes, jusqu’au final.

Dans un autre titre chinoisant, le miaulement est modulé par la distance du micro. La chanteuse joue de la batterie électronique qui se prolonge en sample bio apocalyptique sur les percussions.

Suit un « Blind test » (www.youtube.com/watch?v=yJWRh91nCZE) où l’on reconnaît aisément au glockenspiel dès l’intro (video.mytaratata.com/video/d9dfccdf9ees.html) « La Mer » de Charles Trénet (www.ina.fr/video/I05052745), mais dans la version la plus moderne, actuelle, XXIème, électro, sous-marine, bathyscaphe, nautilesque comme à travers les glaciers à l’âge du réchauffement climatique, à la Emilie Simon.

« Spider On The Wall » (http://www.youtube.com/watch?v=EUIuoGmdNfU ) se profile et tisse lentement sa toile délicate sur des cloches et glockenspiels, mais là encore se trame quelque chose à l’arrière des claviers dans la toile qui se résout en samples ruisselants et scintillants, qui explose quand toutes deux en viennent aux percussions.

Leur plus belle chanson pop est peut-être « Father Denis » (http://www.youtube.com/watch?v=WnYOn533A2g) remix de « La Mort De Darius » (mais qui semble avoir, même sur le web, supplanté l’original) pour le martèlement mélancolique des claviers tristes et progressifs, ascensionnels et spatiaux, tremblotants, doublé de la carcasse d’un vaisseau turbulencé à pleine vitesse par des orages magnétiques auquel s’ajoutent les percussions tribales et clapotements d’autres mondes bouillonnants et une mélodie belle à pleurer dans le break et un chant fragile et touchant et ceci dès son écoute rapide sur soundcloud (https://soundcloud.com/andromakers/father-denis-la-mort-de-darius), mais cette version électro est moins forte car plus électronique.

Pour finir, elles jouent « Supid Sun » (http://www.youtube.com/watch?v=3r5Ak-wEFBg ) mais leur propre remix électro qui vient de sortir en Maxi (http://www.youtube.com/watch?v=ngeawiNl_Mo ). En effet elle est plus violente et moins mutine que la première, les synthés crissent et elles hurlent, s’égosillent comme pour sortir le son des touches. Version moins pop, plus glauque et électro, mais beaucoup plus gaie, féminine et vivante que les synthés de Martin Rev l’an dernier. Bien savoir composer des chansons pop ET les remixer elles-mêmes, elles n’ont donc besoin de personne ces Amazones énergiques!

Ce qu’il y a d’intéressant chez les Andromakers, c’est peut-être ce mélange de naturel tribal modernisé et d’électronique futuriste instantanée, comme pour nous dire qu’ il y aurait une vie après le tout industriel possible encore, des plumes à penser jusqu’aux ailes, d’autres tribus urbaines cosmopolites et mutantes à inventer.

Jean Daniel BURKHARDT

RAINER TRÜBY FERME CONTRETEMPS 2011 A L’ECOLE D’ARCHI

19 juillet 2011

Après l’Impérial Tiger Orchestra, la dernière soirée de Contretemps invitait à l’Ecole D’Archi le DJ  Rainer Trüby (http://www.myspace.com/rainertrueby ), pionnier du breakbeat Brazil avec « Agogo » (http://www.dailymotion.com/video/x17udq_truby-trio-a-go-go_music ).

Il commence son mix dans le style de sa « New Music » (http://www.dailymotion.com/video/xbbenc_root-down-rainer-truby-jimpster-28_music) ou, me dit mon voisin, plus au fait des musiques électroniques et triplette de Detroit, Deep House (http://www.youtube.com/watch?v=PBP_r1KQyjQ) sur le rythme rock 71 de « Black Betty » de Ram Jam (http://www.youtube.com/watch?v=lMLnDuzgkjo), alternant House quand la basse passe à l’avant et Deep House sur une basse,  guitare et une flûte indienne à la Hariprasad (http://www.youtube.com/watch?v=OuiEN2roPrs&feature=related)  Chaurasia (http://www.youtube.com/watch?v=72rUP1WpVKI&feature=related), puis un saxo à la «Nation 2 Nation » (http://www.youtube.com/watch?v=72rUP1WpVKI&feature=related) sur la compilation House « Galaxy II Galaxy » (http://www.deezer.com/fr/music/galaxy-2-galaxy) d’Underground Resistance qu’il me recommande comme « Century ».

Mais dans l’autre Salle de la cafétéria, pourtant plus sale et moins obscure, Dr Donuts (http://www.myspace.com/jazzfreaks), habitué de Contretemps et sans qui il ne serait pas tout à fait Contretemps non programmé officiellement cette année, mais venu de Paris car « c’est la famille », mixe en OFF avec No Stress du Funk 70ies.

Speedy  Hombre Gonzalès (Spider Man latino) Danse la Salsa  Plus Mas Comica, des chanteurs noirs chantent d’antiques guagancos, « Psychasténie » (http://www.youtube.com/watch?v=BnkDQXlrIX4), Bolly Rock d’époque à vous fiche une maladie mentale sous LSD extrait de la BO du Pacha (http://www.youtube.com/watch?v=ybvSKCUzEg8) par Gainsbourg, peut-être encore rediffusé sur W9 (je l’y ai revu le 3 juillet),   la fanfare « The Brotherhood Of Brass » (http://www.youtube.com/watch?v=rd4BWgRxCFg) de Broban Markoviç (http://www.youtube.com/watch?v=3hxFXJ4KAK4&feature=related) joue du Féla Kuti avec des alphorns et autres souffleurs. A Propos d’Alphorns le VSP Orchestra (Vibraphone Special Project, dédié aux vibraphones et alphorns se produira à La Petite Pierre Jazz Festival) le jeudi 11 août et y enregistrera son nouvel album live!

Et ce qui me fait plaisir et me donne de l’espoir pour l’avenir, c’est que TOUS LES JEUNES ne sont PAS chez Rainer Trüby !!! A l’année prochaine, avant qu’on ne me traite encore de vieux trouble-fête réactionnaire!

Jean Daniel BURKHARDT

IMPERIAL TIGER ORCHESTRA à la Friche Laiterie

18 juillet 2011

L’Impérial Tiger Orchestra (http://www.myspace.com/imperialtigerorchestra ) est un groupe d’Ethio Jazz Genevois original car non suiviste mais ayant une interprétation personnelle à l’énergie parfois free du répertoire lui aussi original, car dépassant la période Ethiopique 1969-1974 par des reprises de titres plus contemporains ou Non Ethiopiens.  

Les instruments sont aussi originaux :un krar (luth éthiopien en forme de harpe) basse en guise de basse et phin (luth Thaïlandais au manche terminé d’une branche perpendiculaire) pour guitare (Cyril Moulas), percussions éthiopiennes (keboro, paal) (Luc Dètraz) en plus de la batterie (Julien Israelian), clavier rhodes au jeu non conventionnel (Alexandre Rodrigues), saxophone baryton et alto free (John Menoud) et trompettiste présentant le répertoire (Raphaël Anker). Ils viennent de sortir après « Addis Abeba »  leur second album « Mercato » (http://beta.deezer.com/fr/music/imperial-tiger-orchestra ).

Le rythme est aussi plus prononcé, plus proche du Gnawa tapé des mains avec transe dans « Djemeregne » ((http://www.youtube.com/watch?v=gif9zEFSGZQ) de Muluquen Melesse (http://www.youtube.com/watch?v=duZC9QMmCmo&feature=related), issu du premier album. On remarque, dès le premier solo le SON saturé, 70ies du fender rhodes (http://www.youtube.com/watch?v=_pKlwCWMtPA&feature=related) avec un côté orgue vintage ou Xénophone Bojan Z, par vagues et jusqu’à l’électro ou au Rock dans l’intensité, presque spatial (http://www.youtube.com/watch?v=CSM4ke1Ooos&feature=related)  puis le solo de saxophone baryton surpuissant et free, les riffs de plus en plus forts dur les percussions (http://www.youtube.com/watch?v=CSM4ke1Ooos&feature=related ). On prend une claque dès le premier titre.

L’originalité de répertoire est aussi de sortir de la seule Musique Ethiopienne pour un instrumental Soudanais. D’ailleurs l’Imperial Tiger Orchestra n’est qu’instrumental pour un répertoire souvent chanté dans les originaux (http://www.youtube.com/watch?v=WUM3DVPKOHM) .  Ce second titre se développe sur les riffs funkys du saxophone, avec un son particulièrement aigu du phin presque Rock 60ies et du baryton pendant son solo. Le clavier Vangélise ce répertoire avec le son kitsch dans « Zoma » (http://beta.deezer.com/en/music/imperial-tiger-orchestra ) et le saxo part en ambient plus qu’en Free à la Garnarek, motrant un aspect plus atmosphérique et Cool de leurs interprétations comme pour les Blues (http://www.youtube.com/watch?v=zgQlgBANLvE).

Sur une reprise des années 80s (période Ethiopienne peu jouée par les groupes d’Ethio Jazz), ils redeviennent plus funkys et Miles années 80s avec nappes de claviers à la Raï et  beaux échanges saxo trompette, suivie de Shinet (http://soundcloud.com/mental-groove/imperial-tiger-orchestra), un thème de mariage du dernier album) repris très rapide avec le saxo aux aux youyous et phin soliste très Rock Surf Thaï. Par rapport au copié collé du  Badume’s Band et au côté trop foutraque de « Cannibales Et Vahinés » (qui ont mieux réussi dans la musique Ethiopique sous les nom des « Tigres Des Platanes »), ils emportent cette musique Ethiopique ailleurs, tout en ayant aussi joué avec des éthiopiens (http://www.youtube.com/watch?v=7r0_O5gvr_w&feature=related).

Autre excursion dans la musique Soudanaise, ils reprennent « A La Segaï » ( ?) de Mohammed Wardi, musicien Soudanais mais qui joue souvent à Addis Abeba (http://www.youtube.com/watch?v=WkegFEEwjjM) et participa même à l’Ethiopian Millenium (http://www.youtube.com/watch?v=R_paVp2H_lQ ), joué avec un solo de claviers plus 70ies.

Puis ils reviennent aux classique Ethiopien « Lale Lale » (http://www.youtube.com/watch?v=U4QdRCxLtmA) d’Abrar de Mahmoud Ahmed (http://www.youtube.com/watch?v=EbBS6s45LuY&feature=list_related&playnext=1&list=AVGxdCwVVULXcWSMcNHXH72tSmeFn6bFnN) mais là encore moins connue que « Ere  Mèla Méla » (http://www.youtube.com/watch?v=vl7vCGI_-4Q&feature=fvwrel), extrait du second album « Mercato » suivi d’ « Emneté » (premier album) (http://www.youtube.com/watch?v=CSM4ke1Ooos) avec un saxo bien free groove sur la basse et les petites notes de claviers/jeu vidéo sur une rythmique twist.  

Le Mulatu Astatké rendu méconnaissable par le traitement, sinon dans le rythme Dico/ Reggae, avec des claviers DZOING DZOING et les échappées free du baryton (http://www.youtube.com/user/Mirdasss?blend=2&ob=5#p/u/0/4MlVOuJvJ5o).

Un dernier plus calme avec « Selam Temagwet » (http://www.youtube.com/watch?v=Sr65C8Ga19E ) (premier album) où le phin se fait Ballade Thaï et la trompette à la Miles/Chet/Truffaz sur une basse groove et un clavier discret, à la  Ené Alantche Alnorem de Mulatu avec ses sables du désert (http://www.youtube.com/watch?v=6CzwbmXz2Qc) et l’ont joué avec plus d’énergie Blues Rock dans le krar au Fendika à Addis (http://www.youtube.com/watch?v=BO1hzbdveo0).

Ils terminent d’ailleurs avec un autre Mulatu Astatqé à la « Dewel » (son titre le plus free) (http://www.youtube.com/watch?v=tEieoGqcsrU)

Bref, un groupe qui détonne des reprises Ethiopiques pour ceux qui commencent à s’en lasser.

 Jean Daniel BURKHARDT

ALEXANDER BARCK A L’ART CAFE

6 juillet 2011

Vous trouverez le nom d’Alexander Barck dans les disques du collectif Berlinois Jazzanova sur Sonar Kollektiev qui remixe ou compile le Jazz Funk Soul, mais alors que les autres chantent comme Duplaix ou jouent du clavier comme Leisering (http://www.youtube.com/watch?v=cWCTn76q1xI), lui n’est QUE DJ, on a donc plus de mal à trouver un titre de Barck tout seul, vu qu’il est toujours là, mais derrière les autres, plus discret mais omniprésent (http://www.youtube.com/watch?v=MuhyLotVtjY). 

Cependant, en Live, sur le Batorama, il rassemble les influences Disco, Jazz, Funk (http://www.youtube.com/watch?v=wwNxJ2dwplM) ou House (http://www.youtube.com/watch?v=aij_Slw8ng0) et rallonge d’un solo de guitare  l’hymne aux samedis soirs « Saturday » d’Evil Vibrations des Mighty Ryederrs (http://www.youtube.com/watch?v=InZTP6RaTxo ) passé au Hip Hop en hymne au Skaters via « Saturdays » de De La Soul  (http://www.youtube.com/watch?v=ig5Xi-S0Fjo&feature=related ) et ressuscitée par « The Rebirth » (http://www.youtube.com/watch?v=Mh4kz68vxLs).  Les pompiers de Strasbourg en enlevèrent leur T-shirts comme des chippendales  à notre passage aux cris des jolies filles embarquées sur l’esquif!

Il  pose ensuite sur le squelette d’une rythmique Electro (http://www.youtube.com/watch?v=WPzcHfx2Lkw)  du dub à la Bela Lugosi’s Dead (http://www.youtube.com/watch?v=OKRJfIPiJGY&feature=related) de Bauhaus et des cuivres Afro Beat  et des échos avec une voix New Wave.

Plus tard à  l’Art Café, il passe « I Want Your Love » (http://www.youtube.com/watch?v=8UFhdYhE9ko) de Chic, de la Soul (http://www.youtube.com/watch?v=nPiaDdQK4GM) à la Drum’N’Bass, à un medley  de Reggae Roots avec « I gonna put it on » de Bob Marley (http://www.youtube.com/watch?v=J8QetxoSHp4&feature=related) & The Wailers (http://www.youtube.com/watch?v=mOrLMoyUIgU) en version moins Rocksteady (http://www.youtube.com/watch?v=cpizIpBd5Lo) que l’original et moins dub ralenti  zarbi que la version Lee Scratch Perry (http://www.youtube.com/watch?v=8g8PKhSVYMo)  plus  percus Nyabinghi (http://www.youtube.com/watch?v=fPxJu_KIiLE&feature=related).

Il nous transporte ensuite en California Soul sur une rythmique Drum’N’Bass, et jusqu’aux Caraïbes suivant  « The Dark Gold Of The Sun » (http://www.youtube.com/watch?v=aaSWjGIWEmM) de Nuyorican Soul (remixé par 4 hero (http://www.youtube.com/watch?v=r-UUBLmHMos). 

Bref, la culture musicale d’Alexander Barck nous a fait voyager musicalement à travers le temps et les  continents. 

Jean Daniel BURKHARDT

EBO TAYLOR A LA SALAMANDRE

5 juillet 2011

Le guitariste (http://www.youtube.com/watch?v=dyYy5X4s6gM) et chanteur Ghanéen Ebo Taylor (http://www.myspace.com/ebotaylor ) est le fondateur du High Life (ancêtre Ghanéen de l’Afro Beat de Féla, mélange de Funk, Soul, Musiques Latines (http://www.youtube.com/watch?v=XIc-FSuSRsA&playnext=1&list=PL498D4C03534F3A3C )  et Rythmiques Africaines) (http://www.youtube.com/watch?v=bGnJW4v-mtM).

Ebo Taylor quitte son Afrique natale en 1962 (http://www.youtube.com/watch?v=cMiPIq0dfmo) pour s’installer à Londres afin d’étudier d’autres genres et de bonifier le sien. Financé par des gouvernements africains, Ebo Taylor officie au sein du « Black star highlife »,  band essentiellement composé d’étudiants, lui permet de confronter son style à un côté plus occidental (http://www.youtube.com/watch?v=TTw-lBBO4XU ).

Il semblerait même que le Nigérian Féla Kuti lui ait piqué quelques trucs, au niveau du placement de la voix et du débit ((http://www.youtube.com/watch?v=X8JroeCwflw&feature=related) pour son Afro Beat plus Rock & Electrique pour se démarquer du High Life par des impros plus Jazz et au message plus anticolonialiste (mais la plupart des noirs d’Afrique devaient alors se libérer de leurs complexes dus au racisme, à l’esclavage et à la colonisation subis).

De retour aux pays, Ebo Taylor produit une grande quantité de morceaux pour différents labels et travaille aussi bien entouré, comme avec C.K Mann (http://www.youtube.com/watch?v=KPs6Lxt4pCk), autre figure plus jeune du highlife.

Redécouvert grâce au premier Ghana Soundz (http://www.youtube.com/watch?v=DMCCTNwovuE&feature=list_related&playnext=1&list=AV4oVf-d_DwKAyPT6GGylKxfFh13iPSOdG), les amateurs ont retrouvé avec joie Ebo Taylor dans un registre plus Latin Soul par ses saxophones, cuivres et percussions pour Twer Nyame (http://www.youtube.com/watch?v=TS3-hzPMc-Q&feature=related) sur le second.

Toute cette production se retrouve éparpillée sur diverses compilations (http://www.youtube.com/watch?v=zj5VtNgdl7U&feature=related), notamment chez Strut.
Son dernier album s’intitule « Love And Death » et fut enregistré avec l’Afrobeat Academy de Berlin (http://www.youtube.com/watch?v=dyYy5X4s6gM) et a remporté avec un grand succès.

Ebo Taylor commence son concert avec « Victory », sur une guerre entre deux villages exaltant les vertus guerrières et nationales, instrumental déjà enregistré sur « Conflict Nkra » avec Uhuru Yenzu (http://www.youtube.com/watch?v=SFu_KEaGljA ), puis repris sur son dernier album « Love & Death »  (http://www.youtube.com/watch?v=rq-nqnv6e9g&feature=related ), plus axé sur le saxophone et la trompette de l’Afro Beat Academy.

L’un de ses musiciens harangue la foule « This Is Ebo Taylor !!! »

 Sur le premier titre chanté, Ebo Taylor a une voix plus aigue que Fèla Kuti, mais danse encore à plus de 70 ans sur les chœurs « Africa ». Dans son solo, on voit qu’il est un grand guitariste sur la batterie cataclopante latine, les nappes du clavier, la guitare rythmique wah wah de ces musiciens plus jeunes que lui,  avec les cuivres à l’attaque tels des lions d’Afrique, le clavier dansant sur les roulements de la batterie.

Le tempo s’accélère avec « Nga Nga » (http://www.youtube.com/watch?v=MO3vNO6yhlM ),  nouvelle chanson d’après une comptine ghanéenne :  le premier doigt dit « Nga Nga », le second « Qu’est-ce qui ne va pas avec toi ? », le troisième « peut-être qu’il a faim », l’index « peut-être amène la nourriture », et le pouce dit alors « si tu amènes la nourriture, je le dis à papa ». Sur ce tempo plus rapide, Ebo Taylor est plus proche de Fèla avec cette voix de prêcheur énÔrme, plus Afro Beat.

Le titre suivant est plus funky sur un rythme Reggae avec des rires « AHAHAHA » tonitruants d’Ebo Taylor. Le solo de saxophone part très vite  jusqu’aux basses puis au cri.

Ils poursuivent avec « Mizin » (http://www.youtube.com/watch?v=CeQ1rvepgfg), critique de l’ingratitude et des rumeurs de ceux qui salissent son nom après avoir profité de ses bontés. Le solo de guitare d’Ebo Taylor est plus Jazz sur la guitare wah wah.

Suit la chanson la plus bouleversante qui donne son titre à son nouvel album « Love & Death » (http://www.youtube.com/watch?v=19SLUVaOfCs) , déjà gravée sur «Conflict Nkra » (http://www.youtube.com/watch?v=oWSfbunmWdM) dans les années 80s avec des chœurs féminins. C’est quand sa femme l’a quitté qu’Ebo Taylor a compris que Love & Death », « L’Amour & La Mort », sont liés et indissociables.  Le rythme est plus vif sur le dernier album, le texte plus émouvant chanté par la voix d’Ebo Taylor avec ce côté à peine éraillé qu’elle a pris avec le temps et les revers de la vie, prêchant son message aux « Brothers & Sisters », plus émouvant dans ce registre plus sentimental, que le didactisme politique anticolonial de Fèla, ou plus proche de celui de « Coffin For Head Of State » (http://www.youtube.com/watch?v=Q021-VyLzpk ) après qu’il ait été blessé et sa mère défenestrée par l’armée Nigériane.

Ebo Taylor peut aussi être un grand guitariste électrique Hendrixien (http://www.youtube.com/watch?v=XIc-FSuSRsA&playnext=1&list=PL498D4C03534F3A3C ).

Il revient encore en Bis avec un hommage aux Femmes Africaines, grosses ou maigres, « African Woman » (http://www.youtube.com/watch?v=jGWoXWzwm0I) comme une réponse à  « Lady » (http://www.youtube.com/watch?v=DoAI8IrGpKk ) de Féla et peut-être sa chanson la plus proche de son phrasé.

Enfin , avant de partir, Ebo Taylor joue encore « Heaven » (http://www.youtube.com/watch?v=uljMZ3m0W2g ) avec un solo de saxo à la Macéo Parker et des vocaux tribaux à la Fèla, puis explosion de batterie finale.

Seul survivant des deux, Ebo Taylor en est venu à  rapprocher son High Life de  l’Afro Beat de Fèla Kuti qui l’avait créé plus électrique et plus Rock par réaction/différenciation par rapport au High Life d’Ebo Taylor qui l’avait précédé et à en perpétuer sa propre version . 

Et aujourd’hui c’est Ebo Taylor qui nous émeut doublement en nous rappelant inconsciemment certains aspects de Fèla que nous ne verrons jamais sur scène, ou ce qu’il aurait pu être à son âge, ayant trouvé paix et sérénité après les combats de sa jeunesse. 

Mais la relève est aussi assurée par les fils Fémi (qui n’a jamais été aussi proche de son père que sur son dernier album) et Seun Kuti (en interview dans l’avant-dernier Mondomix et en concert le 7 août à 17 h au Festival « Au Gré Des Jazzs » de La Petite Pierre.

 Jean Daniel BURKHARDT