WE LIKE Gilles Peterson au Roc en Stock

23 juin 2016

Gilles Peterson (https://soundcloud.com/gillespeterson) c’est l’inventeur du terme « Acid Jazz » lors d’un mix en 1988 il a dit « Et Maintenant voilà l’Acid Jazz ! », puis fondateur d’un label du même nom et de « Talkin’ Loud », le diggeur des diggers des djs anglais qui collectionne dans son studio de Brownstown des vinyles non réédités des années 60s/70s Soul Funk et Rare Groove (qu’il publie sur ses compilations « Digs America » (http://www.deezer.com/album/9051757)), originaux ou remixés, ou dans leurs versions Latines Brésiliennes ou Cubaines c’est aussi l’animateur de sessions Live inédites à la BBC pour son radio show (http://www.bbc.co.uk/programmes/b01fm4ss), le talent scout envoyé spécial à Cuba d’Havana Cultura (http://www.gillespetersonworldwide.com/artist/havana-cultura/)1 et 2, et organise le Worldwide Festival à Sète (http://worldwidefestival.com/gilles-peterson/) et c’est sa première fois à Contretemps dont il a inspiré l’esprit d’ouverture!

Mais avant Gilles Peterson, il y avait en warnm up le vendredi 17 juin Frankeeto, rééditeur de perles Funk Soul avec DJ No Stress de Strasbourg sur Superfriends Records (https://soundcloud.com/les-disques-superfriends), et animateur de l’émission Natural Pleasures (https://www.mixcloud.com/Naturalpleasure/) sur Radio Meuh (https://www.mixcloud.com/Naturalpleasure/natural-pleasure-saison-6-vol-8keeto-selection/)!
Il mixe un bon Funk bien cuivré avec une bonne basse House à la Larry Levan ou Joey Negro, puis un track Soul « Tonight » ou « Baby » avec des claviers funk dégoulinants dignes de nos rêves 70ies ajoutant à l’authenticité d’un bon blues des claviers lasers à la Herbie Hancock (en fait « Byron’s Voyage » dans « High Life » de Byron The Aquarius (https://soundcloud.com/byron-the-aquarius/sets/ss060-byron-the-aquarius-highlife-ep-sound-signature)) reprenant le Maiden Voyage (https://soundcloud.com/byron-the-aquarius/sets/ss060-byron-the-aquarius-highlife-ep-sound-signature) acoustique de Herbie Hancock sur le label Blue Note.
Il y a aussi des chœurs avec un chouette clavier et des flûtes brazil, puis une bonne base funky sur des claviers à débordements, et la basse de « Chicago » (https://www.youtube.com/watch?v=el-hBKxwsOU) de Roy Ayers (https://www.youtube.com/watch?v=CLQQcirULpw) mais avec d’autres paroles « You don’t like, shut up and dance» et aucun de ceux là (http://www.whosampled.com/search/?q=Chicago++Roy+Ayers)!

Arrive Gilles Peterson vêtu d’un T Shirt Sun Ra!

Si ses compiles sont des pépites à écouter chez soi, ses mixes mélangent sa super sélection Soul, Funk, Rare Groove, Latine ou Brazil sur une rythmique House plus dansante.
A partir de ses sélections latines, il peut isoler les percussions et créer des rythmiques AfroBraziloCubaines ou AfroCubanoBrésiliennes! (http://www.gillespetersonworldwide.com/)

Ancien MC de Galliano, Earl Zinger a un soundcloud commun avecGilles Peterson (https://www.mixcloud.com/discover/gilles-peterson-feat-earl-zinger/) qui a presque un site pour chacun de ses nombreuses activités, l’accompagne sur scène depuis quelques années et avait introduit sa compilation « The INCredible Sound Of Gilles Peterson » en 1999 d’un « Free Your Mind and your ass will follow » (https://www.youtube.com/watch?v=t3JWIUFasR8).
Comme souvent Earl Ziger reste discret, derrière Gilles Peterson avec son sampler et sa boîte à rythme (https://www.youtube.com/watch?v=xqK1BypbUbI), rajoutant des sirènes Jamaïcaines et s’il prend le micro, il faut presque faire attention pour distinguer ses imprécations délirantes et vocaux ragga hallucinés d’une voix aiguë un peu à la David Bowie du mix! C’est peut-être aussi qu’il est très bien placé, s’intègre très bien au mix. On l’entend mieux sur du reggae. Et j’en ai marre des MC qui se mettent trop sur le devant de la scène !
Après une super sélection Soul Funk Rare Groove, Brazil et Cubaine, Gilles Peterson finit avec « Mr Funky Samba » (https://www.youtube.com/watch?v=Pk2jYsR1SSc) de Banda Black Rio! Je connaissais pas les autres tracks mais super sélection dans l’esprit positif « Let The Sun In, Let The Sunlight Shine! »

Jean Daniel BURKHARDT

THE PARADISE BANGKOK INTERNATYIONAL BAND à Django Reinhardt

20 juin 2016

À l’origine des compiles The Sound of Siam chez Soundway, exhumant les trésors de la musique traditionnelle thaïlandaise, Dj Maft Sai et Chris Menist ont formé [The Paradise Bangkok Molam International Band|soundcloud.com/paradise-bangkok] et enregistré un premier album (https://soundcloud.com/paradise-bangkok) au Studio Lam, soundsystem d’un bar à Bangkok couplé avec un disquaire.
Mo lam signifie « grand (mo) chanteur (lam) » en thaï, le molam est un style de rock blues thaï des années 60 70 campagnes de l’Isan, mais ce groupe est uniquement instrumental.

Kammao Perdtanon joue d’un luth thaï (qu’on appelle un « phin ») curieux, mais très beau : rouge, la caisse en forme de cœur et le manche ouvragé vers le haut d’un dragon ou autre oiseau magique.
Le khène est un orgue à bouche construit comme une flûte de pan asiatique qui se joue de profil en bouchant ou débouchant de ses doigts les trous des tuyaux joué par Sawai Kaewsombat.
Le reste du groupe est plus urbain et moderne : un batteur rock, Phusana Treeburut et et un bassiste funky, Piyanart Jotikasthira, Chris Menist aux congas et un autre asiatique aux petites percussions d’Asie, cymbalettes ou gong.
Le bassiste parle un peu anglais. Les titres n’en sont pas moins incompréhensibles!

Dès le premier titre, après le bon solo de luth thaï (un vrai virtuose ce luthiste) et le khène, qui ouvrent toujours la danse pour commencer par le côté trad, la rythmique basse batterie frappe par son groove implacable, urbain et irrésistiblement dansant qui dynamise l’ensemble en seconde partie.
C’est une façon efficace de respecter d’abord le son original originel acoustique des instruments traditionnels thaï qui supportent moins l’amplification électrique, puis de faire ensuite danser dessus jusqu’à la transe.

Ils continuent avec « Tricky Little Dub » (https://soundcloud.com/paradise-bangkok/tricky-little-dub) avec une intro de khène, puis la basse très groove qui rappelle même celle des Daft Punkou d’un track funky house de Joey Negro et assure sans les effets dub en live (https://www.youtube.com/watch?v=zQbXQ-Jj2jU&list=PLOjQN3×9Sc0oefF1FHGFmnIG28ZZEAQ8r&index=7) et le luthiste fait glisser ses trilles aigues du haut en bas de son luth phin!

Ils continuent avec «Waterfall» (http://www.somsaa.com/posts/2016/04/08/113/the-paradise-bangkok-molam-international-band) (Cascade, la musique thaï est souvent proche de la nature dans ses thèmes traditionnels, j’ai d’ailleurs passé « The sparrow and the waterfall » dans mon émission faute de disque de cet orchestre), mais la rythmique y rajoute son groove.
Quand le luthiste ne joue pas, ses doigts dansent dans l’air sur la musique.

Autre Thème champêtre « Roob Loi Pu Thaï » (https://play.spotify.com/track/6BQYH2TXXawJVdSi5wIWrt) (Chasin’ The Cow, « chassant la vache ») : le khène joue la pluie sur les rizières, puis plus rythmé sur les congas, puis la rythmique rajoute son funk lent comme décalage par rapport au khène, mais cela lui laisse aussi l’espace sonore pour ne pas être noyé par les instruments plus amplifiés.
C’est presque comme si on avait un groupe thaï traditionnel (luth phin khène et percus) «backé » par un groupe de funk même si la cohésion et l’écoute demeurent.

J’ai même cru retrouver la basse de « J’aime regarder les filles » (https://play.spotify.com/track/6BQYH2TXXawJVdSi5wIWrt) de Patrick Coutin dans le titre suivant, mais ils ne doivent pas connaître Coutin en Thaïlande quoiqu’ils aient de belles plages et des filles qui y marchent!

Un super concert de Trad Pop Thaï Funky qui s’en va au second bis !

Jean Daniel BURKHARDT

AFRICAINE 808 COSMIC WORLD au Shadok

16 juin 2016

Samedi 11 juin on pouvait entendre au Shadok [Africaine 808|soundcloud.com/africaine-808], duo berlinois composé par Dirk Leyers, moitié de Closer Musik qui fit le grand écart entre Buenos Aires et Cologne début 2000, et DJ Nomad, Hans Reuschl de son vrai nom, disciple musical du légendaire DJ italien Beppe Loda. [Leur musique se veut une rencontre entre la boîte à rythmes Roland TR-808 (prisée des fous de lignes rythmiques, du hip-hop à l’electro) et des sons piochés dans les musiques du mondes|vulkandance.com]. Un voyage sans retour Lagos – New York ou la découverte d’un Cosmicumbia seront deux des surprises du live qu’ils concoctent pour Contre-Temps.

En warming et after on pouvait entendre le dj colmarien [ARAMIS|soundcloud.com/aramis] tout d’abord dripper dans des remixs trippants de BOs et musiques des années 70s extraits de « Drippin’ For a Tripp’ » (http://www.juno.co.uk/products/dj-sotofett-drippin-for-a-tripp/559787-01/) de DJ Sotofett que je pris pour du Carlos Santana, mais remixé trip dub, tandis les V Jayes de «Super Dimanche » projetaient des danses de Marie Ziegman sur les murs, puis une femme bleue ornée de l’étoile de David et de la croix d’Ankh sur les murs, l’une plus dans les paysages, l’autre les personnages derrière la scène, dont un homme préhistorique d’un film de Jodorowski.

Arrivent Africaine 808 (https://golfchannelrecordings.bandcamp.com/album/basar), les deux DJs accompagnés d’un batteur en Live, Dodo, Africain ou Caribéen par son bonnet rasta.
Les deux musiciens électroniques sont l’un au sampler, l’autre à l’ordi et aux effets et la batterie live donne ou change le rythme.
Le début me fait penser à Frédéric Galliano et ses African Divas déjà passé à Contretemps il y a des années pour un Dj Set avant la fin du projet. avec «Esa & Mervin Granger-Visum (Africaine 808 Remix) » (https://soundcloud.com/africaine-808/esa-mervin-granger-visum-africanie-808-remix) La batterie est vraiment bien intégrée entre les samples et les effets, montant en breaks sur les effets dub.
Dans « Rythm Is All You Can Dance » (https://soundcloud.com/olfhannelecordings/africaine-808-rhythm-is-all-you-can-dance-12-mix), une voix Afro samplée est modifiée par les effets et rythmée par le batteur. Les trois se mélangent, se répètent, se suivent et se précèdent comme dans les solos de Jazz avec un jeu collectif entre samples, effets et batterie, sans frontière à l’écoute entre électronique et live dans cette Afro-Disco-Lectro bien homologuée avec la batterie Afro Beat à la Tony Allen (batteur de Fèla Kuti)
S’il y a un petit côté Kononno N°1, c’est plus dansant et pas que des balafons et sanzas amplifiés d’effets, mais plus tribal et électro à la fois.
Le passage entre batterie, sample et effet se fait imperceptiblement, et on assiste au jeu collectif des trois sans avoir le temps de se demander précisément qui fait quoi et comment, tant ça joue ensemble et collectif.
Les cultures aussi se jouent les unes des autres, les balafons rencontre leurs cousins les marimbas de plage sud américains dans « « Balla Balla » – Boiler Room Debuts » (https://soundcloud.com/platform/africaine-808-balla-balla)!
Ça me rappelle un autre grand moment de Contretemps ou électro et Live se mêlèrent avec L’Aroye (http://radiojd.blog.free.fr/index.php?q=L%27Aroye) en 2007.
Il y eut même des moments de flottements psychédéliques comme «Project01/That´s right (Africaine808 RMX) » (https://soundcloud.com/africaine-808/thats-right-africaine808-rmx)
Quel que soit le style ou les instruments, seule compte la cohésion musicale du groupe. Le sample peut être arrêté/repris par la batterie ou le sampler en drum’n’bass comme un vrai instrument ou une note d’un pianiste électrique ou synthétiseur, modifié par les effets comme sur l’Ableton comme on le verra ce soir avec Ben Vedren à la Kulture.
Les tempos world libèrent les phalènes du live à l’écho de la transe des balafons faisant chanter les chants pygmées.
L’électronique live permet aujourd’hui comme dans le dub, une modification improvisée en live de la musique et des sons comme les instrumentistes des années 70s (et de pousser leurs délires encore plus loin) d’une « Cosmicumbia » (https://soundcloud.com/africaine-808/africaine808-cosmicumbia-istr). Et quand comme ici elle joue avec le live, cela ouvre vraiment d’autres galaxies musicales où le passé serait présent et le présent le modifierait par son improvisation.
Qu’importe les djs, samplers, effets ou batterie live quand comme ici l’ensemble est dans l’instant cohérent et collectif.
A l’envoûtement hypnotique dématérialisant House/Electro (https://soundcloud.com/africaine-808/africaine808-cobijas-vd001) peut succéder l’énergie de l’Afro Beat et de ses percussions.
Le secret ? c’est peut-être la fluidité musicale en amont et l’écoute en live, tandis que sur l’écran un Danseur préhistorique nu de La Montagne Sacrée de Jodorowsky (https://www.youtube.com/watch?v=l9Xs65RrGGw) danse avec son ombre.

De plus en plus, et peut-être depuis longtemps que je ne pense, les djs sont, en plus des garants de la culture musicale remise au goût du jour pour les dancefloors (Gilles Peerson qu’on pourra entendre vendredi à la Kulture en est un bon exemple), des Discothèques au double sens conservatoire et actif par la danse, de réels musiciens électroniques et c’en est encore ici un bon exemple.

Le Final Set d’Aramis fut plus Afro House et rêveur, chill out exotique mixant voix, rythmes et autres liquidités musicales. Attiré depuis longtemps et toujours aujourd’hui par les sonorités africaines dans la musique électronique, Aramis a entre autre accumulé les vinyles de cette veine. Il était donc tout trouvé pour ouvrir et clôturer ce concert.

Jean Daniel BURKHARDT

BOOGALOO ROCAFORT à SHAKE YOUR GROOVE THING au FAT BLACK

14 juin 2016

Vendredi 10 juin il y avait aussi invités par Winston Smith résident de « Shake Your Groove Thing » au Fat Black Pussycat HARRY CALLAHAN & PHIL ROCK de [Rocafort Records| www.mixcloud.com/RocafortRecords/], né en 2013 avec un 45 tours de boogaloo. Formé par deux cousins basés entre Lausanne et Barcelone, ce label de musique indépendant est dédié à éditer et rééditer des morceaux passés inaperçus ou qui ne virent tout simplement jamais la lumière du jour. Des morceaux de Funk, Soul, Rhythm & Blues et Boogaloo provenant du Spanish Harlem de New-York aux rues de Bamako pressés sur vinyle pour le bonheur des danseurs et des DJ’s. Harry Callahan vit à Barcelone. Il est résident et programmateur au Marula Café, le club barcelonais de Black musique par excellence. Phil Rock vit à Lausanne. Il est co-fondateur du Holy Groove Festival dédié à la Black Music.

Ayant déjà Fulgeance trois fois, je suis donc allé au Fat Black me replonger dans le vieux boogaloo !

Le boogaloo c’est le funk latino new yorkais juste avant la salsa dans les années 60s.
A l’entendre je me dis que par rapport aux originaux de Son et Boléro cubain des années 40s, les vocaux des chœurs en espagnol sont remplacés et joués par des trompettes suraiguës assistées de saxos hurlants Rythm’N’Blues sur des rythmiques puis Deep Funk avec une touche Latine.
Ils jouent aussi de la rumba Africaine rééditée sous la compile « Africa Gone Funkee » (https://rocafortrecords.bandcamp.com/album/africa-gone-funkee).
En tous cas cette musique vit dérape, hurle, éclabousse de cris et d’instrus sauvages sur un assemblage de voix à l’ancienne, le tout construisant progressivement la mélodie.
J’ai même cru reconnaître la rythmique originale basse batterie de la « Suzette » de Dany Brillant dans un « Hey Hey Hallelujah » (mais plus festif que religieux depuis que Ray Charles avait mêlé gospel sacré et rythm’n’blues profane) ou celle de « Purple Rain » de Prince montré ce soir mardi 14 juin à la Splitmix au Star!

Une chanson suit l’autre, les mélodies parfois se ressemblent à partir du Blues noir comme « Baby Please Don’t Go » de Muddy Waters (https://www.youtube.com/watch?v=_EOwNItKOyo) ou « I Love The Way You Walk (Dimples) » de John Lee Hooker (https://www.youtube.com/watch?v=MNY0K82A7Ac) passé dans le Rythm’n’ blues, le Rock blanc par La Grange ZZ Top ou le Funk Noir ou la Suzy Q (https://www.youtube.com/watch?v=1mxaA-bJ35s) des fermier blancs des Creedence Revival, cette répétition hypnotique la rend d’autant plus addictive.

Dans les vocaux sauvages à la « I Owe Moo Ayo », on retrouve l’Afrique passée à Cuba par la pratique du Guaguanco que les esclaves noirs laissés entre Yorubas et réunis en cabildos (sociétés d’entraide) pouvaient pratiquer, contrairement aux Etats-Unis où toutes culture Africaine était réprimée.

Winston Smith pose aussi une perle méconnue sur trois comme « Il y a bien trop de filles » (https://www.youtube.com/watch?v=bMg9UyCvfmQ) de Sacha Distel en mode Samba funky en 1971, un peu à la Nino Ferrer (mais chanté de manière moins parodique et plus Jazz).

Il y eut aussi de la Bomba Portoricaine venue de l’isthme latin à quelques encablures de New York et deux 45 tours de la cubaine La Lupe reconnaissable à ses cris « AAAAAAh IIIIIII » dans une salsa et même une samba (https://www.youtube.com/watch?v=jyQhGGxPqhI)

Ils n’oublièrent pas le funk de James Brown hurlant qu’il est « Super Bad » (https://www.youtube.com/watch?v=LJ9CLOEOB5U) comme un bête sur une basse funky et des cuivres.

Les Soul Ladies furent présentes aussi comme l’original Funky de « Tainted Love » d’Ed Cobb repris après Gloria Jones en 1965 (https://www.youtube.com/watch?v=NSehtaY6k1U) par Rufus Swann en 1974 (https://www.youtube.com/watch?v=OyKsa3zbKuM) qui précédèrent la version New Wave de Soft Cell en 1981 (https://www.youtube.com/watch?v=XZVpR3Pk-r8) et nous la font entendre autrement.

Ils passèrent aussi un track Jazz que Gilles Peterson (à CONTRETEMPS le Vendredi 14 juin au Roc en Stock 25 rue du Maréchal Lefèbvre) avait sélectionné pour ses « Incredible Sounds » : « Who’s Afraid Of Virginia Woolf ?»n Part 2 de Jimmy Smith (https://www.youtube.com/watch?v=pIdUlQMShQk)

Winston Smith, qui organise aussi les « Soul’N’Skapéromix » (https://www.facebook.com/soulnska/) nous emmena aussi vers la version Ska Jamaicaine « Bluebeat » du Rythm’N’Blues avec un Prince Buster.

Et juste avant la fermeture un dernier « My Boy Lollypop » de Millie Small (https://www.youtube.com/watch?v=ZCUcbRTB6Rs)

Jean Daniel BURKHARDT

NDAGGA RYTHM FORCE AU CLUB LAITERIE

10 juin 2015

Ndagga Rythm Force (http://ndagga.com/) fut produit par le DJ Techno Dub Berlinois Mark Ernestus qui ne les a pas suivis hier à Strasbourg !

C’est à croire que ça va taper (casser ?) plus dur à droite qu’à gauche de la scène, s’il faut en juger avant le concert par le nombre de baguettes prévues avant le concert (4 à gauche, 11 à droite, pour un nombre équivalent de 3 percussions de tailles diverse), ainsi qu’une batterie, clavier et guitare !

Mangone Ndiaye Dieng à la batterie débute sur un rythme Africain, puis Jazz, puis Assane Ndoye Cisse à la guitare, Ibou Mbaye clavier , Mbene Diatta Seck (https://www.youtube.com/watch?v=_rPIzyKkuNs) chanteuse vêtue de noir à voix vibrante et puissante, son frère Modou Mbaye au talking drum, Bada Seck au sabar, , et Serigne Mamoune Seck au sabar. et Danseuse/Rappeuse Fatou Wore Mboup coiffée à la Cathy Guetta ou Tina Turner grande époque que j’ai cru s’appeler « Fatou Adou Wawo »? La chanteuse répétait « Wawo » et « Wawa »

Beaucoup d’écho sur les micros donnait un côté Sound System sur le groove de la guitare partant en mbalax https://www.youtube.com/watch?v=Q-cwfm79LDA
.
Les bras de la danseuse Fatou Wore Mboup semblent rougir au feu de la danse et même fumer.
Ils saluent et font monter sur scène un Frédéric de Casamance. Le guitariste Assane Ndoye Cisse est le père de la chanteuse Mbene Diatta Seck, Modou Mbaye au talking drum son frère.
La mélodie rappelle un peu Zombie (https://www.youtube.com/watch?v=jvxiL0cnh9U) de Fèla Kuti, chanson interdite par le régime (il y traitait les soldats de Zombies) pour laquelle ils défenestrèrent sa mère à Kalakuta !

Modou Mbaye au talking drum donne à la chanteuse Mbene Diatta Seck des billets de banque dont elle met dans la bouche du joueur de sabar de gauche jouant agenouillé un billet de 50 €. Dénonciation de la corruption de la Françafrique ou du racket de l’Afrique, de sa dette d’AOU Airlines (seun Kuti, le fils de Fèla dit « African Airways » (https://www.youtube.com/watch?v=yKdMsiTkGTg) : « African Airways n’est qu’une parodie du système économique africain. J’essaie de montrer l’Afrique, le système économique africain, comme un avion. Le numéro du vol est « AAIOU » [dont la fin se prononce « I owe you », soit « je te dois »], parce que l’Afrique doit de l’argent à tout le monde. Aux commandes, il y a un pilote occidental et un stupide co-pilote noir. Comme dans les films, le co-pilote est toujours noir mais n’est jamais très malin. Nous avons des moteurs chinois et une tour de contrôle dirigée par la Banque Mondiale. Mais où va cet avion ? Seun Kuti : Nulle part ! Il va s’écraser ? Seun Kuti : Il va traverser de terribles turbulences. Je ne sais pas s’il va s’écraser. J’espère qu’il ne le fera pas. Mais le fait est que notre développement économique n’a aucun but. Il manque d’idées. Mais, tant que le monde des affaires fait de gros profits, personne ne s’en soucie. Pourtant, en tant qu’Africains, nous méritons un authentique développement. Alors, quelle est la solution pour cette compagnie d’aviation ? Faut-il virer son directeur ? Seun Kuti : Les passagers doivent se saisir de l’avion et le poser, puis discuter d’une nouvelle destination et de la meilleure façon de le faire voler. Avant tout, nous avons besoin d’un nouveau pilote. Notre pilote occidental et le stupide co-pilote africain sont totalement incompétents. Il va également falloir échanger nos moteurs chinois contre des moteurs africains. Les Africains sont capables de créer des avions made in Africa » (Interview Mondomix 2014).?

Joué sous l’aisselle, le talking Drum rajoute une note plus chaude et moins sèche aux tambours sabars, clapote comme l’eau d’un fleuve d’Afrique sous les jeux enfantins et semble en effet parler, converser!

La danseuse perd ses sequins à force de danser, m’offre une perle que je perds, deux autres et un sequins comme une petite pièce minuscule! Il faut dire que crie « WAWO ! » à chacune de ses apparitions ! Elle a déjà fait monter plusieurs françaises du public sur scène pour danser avec elle, danse à en perdre sa perruque, revient habillée autrement d’un pantalon Africain et un T Shirt IBRA FALL (http://www.xibar.net/PHOTOS-LA-RENCONTRE-ENTRE-CHEIKHOUL-KHADIM-ET-CHEIKH-IBRA-FALL_a37005.html), un mystique et guerrier africain de 1883 encore adoré par les « mourides » et d’un bonnet un peu comme les soufis Gnawa sans ponpon pour une chanson « Ila Ilala » (peut-être un hymne soufi Africain ?)

Les deux filles jouent aussi du sabar sur le groove de la guitare très bien en place qui enrichit discrètement mais très efficacement l’instrumentarium percussif de Blues, Jazz, Groove ou de finesse de kora dans les arpèges puis accélère en groove.

La danseuse danse sa transe de façon épileptique, possédée, comme pour prendre le bien de l’instant et exorciser le mal de ce démon qui la possède et l’habite dans un exorcisme positif. En Afrique les transes sont guérisseuses puis quitte la scène après son éruption!

La danseuse avec des pans de vêtements blancs sur à la taille et aux mains comme des ailes de colombes, les mouvements de bras rappellent le vol tourmenté d’un oiseau dans la tempête!
Elle montre qu’elle est plus musclée que le talking drum quoique plus petite et lutte avec le talking drum au sol! Sa danse est défi et insolence, affirmation d’elle-même !

https://www.youtube.com/watch?v=ltZ8uVBlQcI

A sa énième invitation j’ai fini par monter sur scène pour la première fois de ma vie (à quatre pattes mais sans renverser le kit sabar en me relevant ce qui eût été catastrophique ni tomber ce qui eût été ridicule), a voulu danser et lutter avec moi en dansant « Qui est pour lui ? » Quelques clameurs, « Qui est pour moi ?» Clameurs mais je dis « Moi aussi ! » je suis pour elle, bien sûr!

La dernière danseuse sur scène m’a de loin surpassé dans la danse, presque à l’égal de l’Africaine!

JDB

MARSHALL JEFFERSON AU LIVING ROOM

8 juin 2015

J’ai Mieux aimé Marshall Jefferson vêtu d’un T Shirt Sourire Acid Souriant « Rave Musice Against Racism» que Derrick May il y a deux ans ou même Carl Craig au Colod’Art! Même si on ne mixe pour un club comme pour un hangar!
Derrick May est de Detroit donc une sorte de ‘machine’ (le dit lui même ‘comme tout le monde a père ou quelqu’un dans sa famille qui faisait des voitures chez les noirs de Motor City’) qui fait du jazz avec machines, c est presque déjà un robot! A Detroit y avait que le label Soul Motown et après il est parti a New York! Laurent Garnier dans son autobiographie « Électrochoc » quand il va a Detroit au musée Motown il pleure! La bas le cordon de flics ne quitte jamais le pourtour du ghetto noir! Il a quand même mixé du Funk dans une école (grâce au jeu de clés d’un pote des djs balayeur pour des mamas noires, jusqu’à ce que la police débarque ! Son meilleur souvenir dit-t-il!
Marshall Jefferson, lui, est de Chicago! Le jazz, le funk, la soul y étaient historiquement plus implantés! Donc sa House a davantage une base de voix soul, instrus jazzy, sur un rythme funk house à basse accélérée et rythmique montée par machines! Il est plus âgé aussi! Mais moi je suis un vieux con qui aime encore je jazz, le funk, la soul!
Pour la petite histoire, quand Frankie Knuckles voulut vendre sa boîte à rythmes, ses collègues lui conseillèrent de la vendre à Chicago… En effet elle gardait les rythmes en mémoire Et c’est ainsi que les premiers tubes House furent enregistrés sur cette boîte à rythme, comme « Move Your Body » !
Il a fini par son tube ‘MOVE YOUR BODY’ surnommé ‘l hymne house music’ (House Music Anthem) en 87, augmenté de claviers! Et quand suis sorti a 4 h du matin, les oiseaux chantaient encore la mélodie de « Move your body » à plusieurs! Je vous jure !

JDB

FREEZ PELOUSES SONORES

8 juin 2015

J’ai pas tout saisi, mais alors que sur le papier (un trio Rap/trompette/Batterie/ samples), j’aurais pas pensé que ça me FREEZ (www.soundcloud.com/F-R-E-E-Z)erait ou me
glacerait d’indifférence justement, ben comme d’habitude j’ai bien aimé! j’ai
cherché votre Soundcloud, pas trouvé mais y a déjà des Freez à Munich!

Le second morceau « ….of a mind » Excellent!

Positive Excellent!

Et le balafon à la Konono/Not Aione n 1 aussi!

La trompette d’Octave Moritz trouve plus d’espace pour s’exprimer dans cette
formation réduite, à la Truffaz, au bugle ou même à la trompette laissée coudée
en périscope par Dizzy Gillespie après l’avoir laissée tomber (il a trouvé que
ça sonnait mieux ainsi) et il joue super bien!

Aimé la chanson avec un côté Rap Rock Beastie Boys dans le
refrain et Groove dans les strophes!

D’ailleurs n’est pas que réduite mais AUSSI la plus AUGMENTEE par les samples de
bonnes musiques mais du passé donc qu’on pourra plus entendre live et gens
qu’on aimait bien comme B B King (je l’ai pas reconnu j’avoue)!

et un Trio offre à chacun plus de liberté pour s’exprimer et d’interaction entre
ces 3 individualités! Comme on dit chez toi dans le Jazz « Three Is A Crowd »!

Et bien sûr même si je comprends presque rien parce que tu rappes trop vite et que je ne suis quand même pas complètement bilingue anglophone alors je me laisse emporter part le flow dans la rivière des mots plus pour pour leur son musical que pour leur sens!

Mais j’ai entendu un « Flamin goes » passer près de « nothing grows » et le message est toujours aussi positif!

Si Art District c’est ce qu’est le Hip Hop urbain (avec plus d’humour potache mais sans aller jusqu’à l’agressivité de Rouge A Lèvres), Blockstop ce qu’il aurait pu être dans les années 70s (était un peu pas Gil Scott Heron), Freez serait ce qu’il peut devenir Réduit en personnel mais Augmenté de samples!

Jean Daniel

DEBRUIT & ALSARAH A L’OUVERTURE DE CONTRETEMPS

9 juin 2014

Le Festival Electro Groove Contretemps (http://www.contre-temps.net/) s’est ouvert jeudi dernier avec un Live de Dèbruit & Alsarah (https://soundcloud.com/soundway-records/d-bruit-alsarah-alkoan-baladi) qui ont sorti leur album Alsarah (http://www.lemellotron.com/2013/09/23/aljawal-debruit-alsarah-2013-soundway-records/) au Musée d4art Moderne et Contemporain !
Lui est DJ et musicien électronique, elle une chanteuse qui a fui le Soudan pour Brooklyn !

On y entre par les claviers modifiés de Débruit comme en une rencontre spatiale du 3ème type aux notes obsédantes (http://www.dailymotion.com/video/x2wdl7_rencontres-du-3eme-type-langue-des_shortfilms), puis arrive Alsarah lançant des appels de louve modifiés par les boucles de Débruit! Elle utilise deux micros, un pour le chant live, un autre plus éloignés pour qu’il modifie son chant de ses effets!

La seconde chanson est dédiée à un chanteur qaui considèrait l’Univers comme sa maison. Elle y révèle une voix de cantatrice arabisante dans l’aigu comme dans la musique Soudanaise Traditionnelle, enchaîne avec leur première chanson, l’éponyme Aljawal (http://www.youtube.com/playlist?list=PLkZkciiW0hVrNiyWGRUtNAc_Ic69lbkPM), entourée de cris et clameurs tribales qu’il lui renvoie après qu’elle les ait poussées, nous emportant avec cette tribu désertique imaginaire sous ses youyous !

Elle poursuit avec une nouvelle chanson composée à Bruxelles (http://www.youtube.com/watch?v=bJEB30Hdb4I) célébrant une femme qui se libère pour voir les beautés du monde et surmonter ses peurs! Sur une guitare Rock Turque Indianisante Bollywoodante samplée par Débruit en collages tectoniques défiant le temps et la gravité musicale. En fait Débruit ne déconstruit que pour y rajouter des musiques oubliées, les réduit à DES BRUITS et les projeter les uns contre les autres non sans attraction musicale!

Suit Dreamer (http://www.youtube.com/watch?v=-WRIVCicHXU) , “souvent nous sommes subjugués par la réalités, alors que nos rêves pourraient nous inspirer davantage».
Et à la demande d’Alsarah, le public enthousiaste assis envahit enfin le bord de la scène pour danser, intensifie une transe de bédouins modernisée façon Dubstep par Débruit, quand soudain, Alsarah saute de la scène et court vers la porte (pour lui faire une surprise dira-t-elle plus tard) nous laissant seuls avec CEBRUITS, non pas Débris, saucissonnés de l’Inde mais ventousés ventousant aimotionnellement déjouant les folklores existants vers un syncrétique folklore imaginaire fictif.
Et si DEBRUITER c’était au contraire REDONNER sens ou au moins Forme à ce que les Bruits (ou la musique réduite à des bruits) auraient de non contrôlés, d’accidentel et d’aléatoire, de non intelligible contrairement à la musique!

Alsarah revient pour Jamilia (http://www.youtube.com/watch?v=PBYlaEg9Buk ), hommage à la Beauté féminine, à tout ce qui est féminin dans la Terre, la Mer, le Ciel, Homme et Femme, Vie et Mort! Elle commence en prière tournoyée qu’elle chante a capella et dont lui fait par ses effets sonore, son traitement sonore le chemin, les échos, les canyons et les lacs ricochets, crée un paysage en live pour faire voyage cette voix!

La chanson suivante trouve dans sa course dans les grands espaces sonores qu’il construit ou débruite pour elle quelque chose des pow wows amérindiens, de certains chants sauvages qu’il accélère vers le Nord de l’Europe, vraiment une belle complicité vocalo//électronique entre eux !

Suit Sharara (http://www.youtube.com/watch?v=XfskIi2G9UY), chant traditionnel pour quatre voix de femmes et des percussions, Débruit recomposant cette transe d’une façon proche du Mexican Institute Of Sound (http://www.youtube.com/watch?v=kpm3rupZyRc)!
Parfois il lui envoie en plus de l’écho sa propre voix comme choriste ou tribu de femmes à l’unisson de sa voix, crée des dunes sonores et des mirages musicaux envoûtants en architecte sonore efficace.

En Bis ils reprennent Ya Habiba (http://www.youtube.com/results?search_query=d%C3%A9bruit+%26+alsarah++habibi) sur un oud techno et des beats de Débruit rappelant On The Road Again de Canned Heat (http://www.youtube.com/watch?v=qRKNw477onU)

La voix d’Alsarah et sa complicité musicale avec Débruit dans le respect de ce qu’elle à d’humain et le syncrétisme des cultures est une expérience musicale qui donne de l’espoir pour l’avenir des musiques traditionnelles et électroniques !

Jean Daniel BURKHARDT

BLOCK PARTY : SIR JARVIS, SOULEANCE & DJ FORMAT AU STUDIO SAGLIO

23 juillet 2013

En warm up, Sir Jarvis (https://soundcloud.com/sir-jarvis) nous gratifie comme d’habitude des bootlegs de son label Badass 45 (http://www.discogs.com/label/Badass%2045) Hip Hop Comicxs et des Good « Evil Vibrations » (http://www.youtube.com/watch?v=InZTP6RaTxo) et de sa culture Soul Funk Disco (plus celle là d’ailleurs, car si les bootlegs marchent, c’est avant tout un amateur de musique) titre phare de nos soirées «Saturday», (samedis Funkys) dont l’histoire que j’avais déjà racontée grâce à Tal Stef serait le symbole de contretemps à elle seule : le vrai titre est « Roller Skate On Saturday », est sur une compilation de 4 Hero «Mighty Riders ». En tous cas c’est une hymne efficace de la Funky Soul Nation des soirées locales. Après information de Tal Stef le 28 juin 2008 (http://jdb.blog.estjob.com/index.php/post/2008/06/29/JAZZAMAR ), en voici un peu plus long sur ce thème qui est passé par l’âge du Groove, du Hip Hop et du remix rédigé alors :
« Les « Ah AhAha » célestes des « Good Vibrations » sont des « Evil Vibrations » des Mighty Ryeders qui me font penser à des Beach Boys Black Soul’N'Funky, Fender Space, au saxo Jazzy et basse et percus Brazil tremblotantes à la fin, mais sans « Saturday ».
La version Hip Hop par De La Soul : A Roller Skatin’ Jam Named « Saturdays » reprend surtout la basse groovy en base de scratch avec des vocaux « Saturday » que je préfère dans le vocal féminin, avant un final plus sombre. »
En effet, je préfère l’énergie de la version remix plus récente de « Rebirth Rebirth » dans « Evil Vibration » remettant au goût du jour les Mighty Ryeders mais revitaminisés avec des impros moins smooths et des backings où l’on devine une fête funky derrière, ou le public live, sans « Saturday », mais avec plus de Groove et d’entrain dans les « Ahahaha » féminins sur la fin. »
FIN D AUTO CITATION !
Jarv poursuit avec un bon Boogaloo (http://www.youtube.com/watch?v=CIJfdVPACyw) (la latin Soul de la Fania qui donna lieu à la Salsa), et comme dit la chanson suivante « Don’t Stop The Music », car c’est pas du Rihangnagna, et que les Winerockers, shiny happy people venus spécialement d’Allemagne (de Gegngenbach via Offenburg me dit Martin Eble) colorent la piste et mettent l’ambiance!

Avec Jarv’, même faire penser à Lalo Schifrin avec « Sad Song » de Mountain Jam (http://www.youtube.com/watch?v=21AKz8miMPk) avec des cordes c’est pas Mission Impossible (http://www.youtube.com/watch?v=R0wtBQ4KnQ4), moins que de retrouver ce titre que j’ai cru lire sur le vinyle!

Il poursuit avec de la Disco digne des disques que mixait Larry Levan (http://www.youtube.com/watch?v=4QgKf9c4-5Y ), puis Cypress HIIIIIIll enchaîné sur le scrEAERAEAEAm de James Brown en remix medley enchaînant « I Know You Got Soul » (http://www.youtube.com/watch?v=oFQ7Y-sgfvo) avec Bobby Byrd et Keep On Singing « Talking Loud And Saying Nothing » (http://www.youtube.com/watch?v=bXUa6VVqq4c), pas les plus connues et un petit bout de “Sex Machine” (http://www.youtube.com/watch?v=huZFThnetjo) pour la plus grande joie des Wine Rockers !

Il enchaîne avec du Hip Hop festif sur le rythme de Wannabe (http://www.youtube.com/watch?v=zzHSsjiZb1w) des Spice Girls.. « Say we…Having Fun », puis Scratchin de The magic Disco Machine (http://www.youtube.com/watch?v=AlYCRNizzqc), un bon 80ies au saxo muppet pouet poet sur la guitare un rien Country à la Creedence Clearwater Revival et un super orgue !

Suit « Cola Bottle Baby » (http://www.youtube.com/watch?v=Z3AKrwna2C8) d’ Edwin Birdsong, l’original du « Harder Better Faster » (http://www.youtube.com/watch?v=Z3AKrwna2C8) de Daft Punk et c’est pas le seul
(http://www.topito.com/top-samples-daft-punk)! Daft Punk comme version humanoïde du Funk ? Voilà pourquoi ils cachent leurs visages derrière des casques intégraux!

Et Got On Ev’ry Body Get Up (http://www.youtube.com/watch?v=KokcxYENvHM) ! Uh! Uh! (http://www.youtube.com/watch?v=hp1QPTRs2U4 )

Et une « Pussy Cat Pussy Cat/ Stuppid » From Tha School (mal lu sur la pochette) me fait penser en funk au « Behave Yourself » de “Bad Boy” nommés Beatles (http://www.youtube.com/watch?v=LG292heZfOc ) flirtant avec la « Mustang Sally » de Wilson Picket (http://www.youtube.com/watch?v=fsjFi4KkOZc )!

“A Musical Trzesure” (http://www.youtube.com/watch?v=nPvuNsRccVw ) Disco Funk!

J’adore Sir Jarvis https://soundcloud.com/sir-jarvis pour sa Culture plus encore que pour ses bootlegs Badass 45 (http://www.discogs.com/label/Badass%2045)!

Et finalement « Love Is The Message » (http://www.youtube.com/watch?v=vLg_THUncng) nous sommes tous des MFSB (Mères, Pères, Frères, Sœurs) où ai-je lu dans “Le Chant de la Machine» ?

Un frémissement dans la salle chez la jeunesse et c’est la barbe de DJ Soulist (https://soundcloud.com/dj-soulist ) et la moustache de Fulgeance (https://soundcloud.com/fulgeance ) alias Souleance (https://soundcloud.com/souleance) qui rappliquent ! J’avais découvert Souleance lors du passage de Fulgeance il y a 4 ans au Molodoï pour Contretemps et m’étais dit : Tiens Souleance (http://www.deezer.com/fr/artist/270832) je préfère à Fulgeance tout seul!
Ça commence en mode Bollywood remixé façon Onra (http://www.youtube.com/watch?v=b6J0jMivM5I ).

Fulgeance excelle dans le remix ralenti (http://www.youtube.com/watch?v=ts55rLPpPhg) réinventant des claviers 70ies sur le Funk Californien (http://www.youtube.com/watch?v=Ql1oOUFHepU) sur un rythme pré annonçant «Separated At Birth » (http://www.youtube.com/watch?v=hX3oyo1tKco ) de Dj Format à venir avec des soupirs féminins funkys (http://www.youtube.com/watch?v=qpGGn0Z6ec4). DJ Soulist est aux platines vinyles, à la sélection, Fulgeance au MPC, au traitement rythmique.

Et les deux se taillent l’un à l’autre en pointillés complices sur leur re Edit de « You Can’t Love Me» ((http://www.youtube.com/watch?v=vCNZz_sCA9s) de Chemise (http://www.youtube.com/watch?v=sKoBpDM9S8c) des costards sur mesure ralenti/accéléré par Fulgeance sur son MPC (http://www.youtube.com/watch?v=2cHp5M7P2c4 ).

Dj Soulist quant à lui sélectionne du bon Funk style « The Brain » (http://www.youtube.com/watch?v=eWr1wIztHpQ) des American Breed pour le film « Le Cerveau (http://www.youtube.com/watch?v=E-Kf_ttmnew) de Gérad Oury !
Au moins en délaisse-t-il les featuring Hip Hop (http://www.youtube.com/watch?v=DLWx7sDejQg) pour le Funk qu’il aime ou si ce sont des bootlegs ça s’entend pas à la couture, la jointure!

Un Northern Soul (http://www.youtube.com/watch?v=b6J0jMivM5I) « Don’t Let It Twice …Boy » (http://www.youtube.com/watch?v=N-5q5Ja_W1Q) ?, laiise quand un peu les riddims que Souleance cisèle de ses beats comme ce « Passarinho » (http://www.youtube.com/watch?v=EPA7KegRG-8) mais passe aussi ses propres morceaux.

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Arrive enfin DJ Format (http://www.djformat.com/) qui, me dit Jarv qui l’a vu à l’œuvre dans une bourse aux disques l’après midi est un « digger » (chercheur de pépites musicales) du genre à s’agenouiller direct devant les bacs de raretés délaissés au sol !

Il commence par une version d’’Hold On I’m Comin’ » de Sam & Dave (http://www.youtube.com/watch?v=GuHlkHeIixc) mais INSTRUMENTALE (http://www.youtube.com/watch?v=PiaoQA4caAI) mais plus cuivrée à la manière des Apples. (http://www.youtube.com/watch?v=he9E2Kd-3n4)!

Tiens, voilà des cuivres que Sir Jarvis lui a piqués pour son Bootleg « Freaky Grapewine » (http://www.youtube.com/watch?v=qEbFXcqH92s) d’ « I Heard It Through The Grapewine » de Gladys Knight & the Pips (http://www.youtube.com/watch?v=WWvwP72FuVg).

Oui c’est un bootlegger que Dj Format, un tailleur sur mesure et pas de la cire comme Wax Tailor, mais du sur mesure qui s’adapte au lieu où il passe et passe même du Français comme la meilleure chanson d’Alice Dona, « C’est Pas Prudent » (https://www.youtube.com/watch?v=q3mflQ9Bmek) , enchaîne avec un lalala Vintage, mais ausso de la pop d’ailleurs Bollywood ou Orientale « Ala Danai Dana Tala » ? et « Fire » de jimi Hendrix (https://www.youtube.com/watch?v=XBhH1Zkd0cQ) mais dans la version plus festive des Red Hot Chili Peppers (https://www.youtube.com/watch?v=NFEZ39fOPxU ) et même la version d’ Ella Fitzgerald de « Sunshine Of Your Love » (https://www.youtube.com/watch?v=ogJjMCLQpno) de Cream (premier power trio des années 60s et groupe d’Eric Clapton) (https://www.youtube.com/watch?v=pwDo0JUeKqM) avec les cuivres funky du label allemand MPS ! Mais tout ceci en gardant un beat RNB/ Hip Hop (https://www.youtube.com/watch?v=yf-6aTiTnoc)!

DJ Soulist reviendra pour un after set House Rocky devant juste l’équipe de Contretemps.

Bonne soirée, mais le public, les Winrockers exceptés n’était pas trop au rendez-vous.

Jean Daniel BURKHARDT

LES ANDROMAKERS AU MUSEE D’ART MODERNE

11 juin 2013

Les Anrdromakers (www.andromakers.com/) arrivent dans le bruit assourdissant d’un avion crissant au décollage dans l’ampli, mais ces hôtesses aux oreilles ornées de plumes (et d’une boucle d’oreille en soleil inca pour la chanteuse) et la grosse caisse claire d’un dreamcatcher, (attrapeur de rêves) au cas où calment le vol vers les nuages (https://www.youtube.com/watch?v=LmwcEsSNm0I) en apesanteur sagement, la voix de la chanteuse fait penser à une Kate Bush avec le côté déjanté de Björk, l’autre pond des œufs roses et y faitt germer le rythme de graines successives comme d’un bâton de pluie sur des claviers new wave mais sur le tambour, la chanteuse déclenche un orage, crève le ciel de soleil peu à peu à la fin.

Le second titre est plus asiatique (https://www.youtube.com/watch?v=O9xIvAQsaA0), les voies aériennes, comme les chinoiseries ambientes de Brian Eno dans « Music For Airports » (http://www.youtube.com/watch?v=RfKcu_ze-60) et les voix sont plus classiques dans les aigues sur des jouets synthés évolutifs à faire s’endormir et rêver les enfants sages. Mais dans la rythmique au fond des lasers sourd un drame.

La troisième chanson fait plus pop (http://www.youtube.com/watch?v=MiKIpCPm2dw) aux rythmes préprogrammés, et la mélodie à la Blondie, les claviers plus Ping Pong sur des prolongés d’orgue baroque et de fausses palmas flamencas rythmiques de la chanteuse.

La suivante dit la chanteuse « pour son chien » (https://www.youtube.com/watch?v=W9R55jL9_ek), « Song For My Dog » (https://www.youtube.com/watch?v=zTgQonPypUA), mais elle miaule joliment, tandis que l’autre souffle dans un mélodica rose, puis la chanteuse frappe la casse claire, peut-être pour faire bondir son chien ou évoquer ses joyeuses galipettes, jusqu’au final.

Dans un autre titre chinoisant, le miaulement est modulé par la distance du micro. La chanteuse joue de la batterie électronique qui se prolonge en sample bio apocalyptique sur les percussions.

Suit un « Blind test » (www.youtube.com/watch?v=yJWRh91nCZE) où l’on reconnaît aisément au glockenspiel dès l’intro (video.mytaratata.com/video/d9dfccdf9ees.html) « La Mer » de Charles Trénet (www.ina.fr/video/I05052745), mais dans la version la plus moderne, actuelle, XXIème, électro, sous-marine, bathyscaphe, nautilesque comme à travers les glaciers à l’âge du réchauffement climatique, à la Emilie Simon.

« Spider On The Wall » (http://www.youtube.com/watch?v=EUIuoGmdNfU ) se profile et tisse lentement sa toile délicate sur des cloches et glockenspiels, mais là encore se trame quelque chose à l’arrière des claviers dans la toile qui se résout en samples ruisselants et scintillants, qui explose quand toutes deux en viennent aux percussions.

Leur plus belle chanson pop est peut-être « Father Denis » (http://www.youtube.com/watch?v=WnYOn533A2g) remix de « La Mort De Darius » (mais qui semble avoir, même sur le web, supplanté l’original) pour le martèlement mélancolique des claviers tristes et progressifs, ascensionnels et spatiaux, tremblotants, doublé de la carcasse d’un vaisseau turbulencé à pleine vitesse par des orages magnétiques auquel s’ajoutent les percussions tribales et clapotements d’autres mondes bouillonnants et une mélodie belle à pleurer dans le break et un chant fragile et touchant et ceci dès son écoute rapide sur soundcloud (https://soundcloud.com/andromakers/father-denis-la-mort-de-darius), mais cette version électro est moins forte car plus électronique.

Pour finir, elles jouent « Supid Sun » (http://www.youtube.com/watch?v=3r5Ak-wEFBg ) mais leur propre remix électro qui vient de sortir en Maxi (http://www.youtube.com/watch?v=ngeawiNl_Mo ). En effet elle est plus violente et moins mutine que la première, les synthés crissent et elles hurlent, s’égosillent comme pour sortir le son des touches. Version moins pop, plus glauque et électro, mais beaucoup plus gaie, féminine et vivante que les synthés de Martin Rev l’an dernier. Bien savoir composer des chansons pop ET les remixer elles-mêmes, elles n’ont donc besoin de personne ces Amazones énergiques!

Ce qu’il y a d’intéressant chez les Andromakers, c’est peut-être ce mélange de naturel tribal modernisé et d’électronique futuriste instantanée, comme pour nous dire qu’ il y aurait une vie après le tout industriel possible encore, des plumes à penser jusqu’aux ailes, d’autres tribus urbaines cosmopolites et mutantes à inventer.

Jean Daniel BURKHARDT