Archive pour la catégorie ‘Autour de Contre-Temps’

LE GRAND UFF ZAQUE, KINGS LOVE JACKS ET SIR JARVIS AUX PELOUSES ELECTRONIQUES

Vendredi 1 juillet 2011

Ils sont suivis du Grand Uff Zaque (http://www.myspace.com/legranduffzaque ) venus d’Allemagne: Meister AD MOC, un MC Ragga Hip Hop complètement « Ouf » mais un peu énervant, une GRANDE et très jolie chanteuse au feeling  Soul ((http://www.youtube.com/watch?v=Pe_Mm438G9g&feature=related)  Massive Attack/ Crystal Waters (http://www.youtube.com/watch?v=BXSotXfjqLM)

et un GRAND Saxophoniste aux cheveux longs qui arrive à maintenir dans ce contexte parfois bruitiste un feeling à la Garbarek entre Oriental et Groove, les derniers aux claviers, basse et batterie fournissant un bon « Zaque » au soutien rythmique efficace et tout terrain (http://www.youtube.com/watch?v=QbSchRumtG4&NR=1 )..

Sur  Saxual Freedom (http://soundcloud.com/mosef/saxual-freedom ) (peut-être leur titre le plus complet ou aux influences les plus diverses),  la chanteuse a une voix qui vient du fond du Blues de la Ruhr,casse sa voix au fond de sa gorge jusqu’au cri (http://www.youtube.com/watch?v=fKEqDeTMwpE), le saxo prend des solos magnifiques, puis la rythmique passe au Drum’N’Bass et à la Salsa, avec une bonne progression de l’un à l’autre.

Ein Zwei Drei « Mothafucka »  später arrive le « Fool’s Rappin’ » (http://www.youtube.com/watch?v=eVk0B_lCabI ) et la chanteuse danse qui danse comme une liane plus gracieuse qu’eux deux réunis quand elle ne chante pas, quand soudain le clavier en tombe ou se jette de la scène mais le saxo garde son à-propos. La Princesse africaine Laura (c’est le nom de la chanteuse)  part en mode Scat avec le saxo sur les block chords ralentissant du clavier en Break Dub tandis que le Rappeur aboie.

“On My Own” (http://www.youtube.com/watch?v=eqm2NYQZfCg ) est à propos d’une fille qui donne tout et perd à la fin, mais elle lui donne la pêche, la Soul, à la Skye de Morcheeba et plus de Groove au refrain jusqu’au sublime solo oriental de soprano coudé, souffle et soupire sur les mains du public à la Tricky en maque de Ventoline dans « Hell Is Just Around The Corner » (http://www.youtube.com/watch?v=F3bBKTdk2Kk).

La suivante est présentée comme « Musik And Nothing Else », une ballade par le MC mais  il hÛÛÛrle en mode Ragga Grindcore (http://www.youtube.com/watch?v=QbQkkI497Nc&feature=related) énergiquement. Finalement ce fut son intervention vocale la plus intéressante à mon sens. C’est encore Laura qui chante la mélodie avec le soutien du saxo en fond sonore (http://www.youtube.com/watch?v=jeCOfrClQw4&feature=related).

Un Break Drum’N’Keys/MC plus tard, ils partent en Bop Gillespien  « Back To New Orleans » sur un piano Boogie Woogie.

Changement de basse, «On dirait qu’il est au Sahara »,  et une chanson « à propos de l’argent » avec la chanteuse Indianisante magique sur les claviers liquides et le soprano modifié et une fin de la chanson à la  Cinématic Orchestra avec scat Soul, saxo et claviers Boogie.

Autre chanson sur la « Mer Bleue » dont le MC serait la mouette hurlante du port groovy, la chanteuse la sirène, le clavier l’élément liquide/ le flot déchaîné et le saxo le vent sur les vagues de la basse, le tonnerre de la batterie.

« Sweeter » avec de bons claviers et un fredonnement de la chanteuse, une belle montée du saxo avec la voix, belle complicité à la Billie Holiday/Lester Young entre eux ((http://www.youtube.com/watch?v=OWbTRTNOhTk&NR=1 )  et elle sublime et féline sur les claviers bossa. Heureusement le MC en profite pour fumer sa clope ! C’est elle alors qui enlève/envole le groupe « straight up to the sky ».

On nous invite à « Fermer Les Yeux », et ce sont encore elle et le saxo  qui donnent à rêver à un monde sans MC, avec juste le scat de la Princesse et le super solo de saxo (http://www.youtube.com/watch?v=tIplVKPRuvo&feature=related ) sur la drum’n’bass.

Et soudain ils s’immobilisent en FREEZING !!! Original et Amusant !

Une chanson sur un type dans un ascenseur est plus Cool, suivie de 500 Gramm de Bass (http://www.youtube.com/watch?v=iEvXYsEDFNk) un peu lourdes.

Enfin, la Princesse Africaine vraiment à pleurer de la Bossa Groovy  « Crickets Sing For Ana Maria » (http://www.youtube.com/watch?v=dqrINSxGj9c) de Marcos Valle, montrant qu’elle et le saxo ont vraimentun GRAND mérite a rester avec cette bande d’Uff Zack !

On avait déjà pu voir Kings Love Jacks (http://www.myspace.com/kingslovejacks) dans Zeroklub (http://www.myspace.com/zeroklub) avec Serge Haessler il y a trois ans aux Pelouses du Jardin des 2 Rives, mais ils semblent n’avoir trouvé le succès national (http://taratata.france2.fr/Pages/JEUNES_TALENTS_page.aspx?sig=iLyROoafzM9I ) que sous ce nouveau nom.

Un laptop Dub, une basse funky et des platines scratchantes Hip Hop et une batterie forment ce combo efficace, mais la pluie aime véritablement trop Contretemps pour ne pas s’y inviter.

Il y a un côté Disco Funky Electro à la  Justice (http://www.youtube.com/watch?v=QlqU2MTAb4g) dans leur musique mais « In The Beginning Was The Groove » dans les cordes de Quincy pour Mickael Jackson  le décollant «Off The Wall »  pour  « Don’t Stop Till You Get Enough » (http://www.youtube.com/watch?v=yURRmWtbTbo).

Un côté Gnarls Barkley dans le Barking à la face du Flipper Scratchant partant en Dub Celtique Tribal (http://www.youtube.com/watch?v=kCO1AwVl1pk ).

Ils passent du Deep Groove au Heavy Hip Hop avec un chanteur Disco Justique 1984ien.

Mais j’étais en train de danser avec un teufer percingué qui avait plus d’endurance que moi.

Sir Jarvis assura le final entre Yma Sumac (http://www.youtube.com/watch?v=yhUBJZdL8BY )  et ses derniers remixes (http://www.youtube.com/watch?v=KEGYmQ3d3Ps) Boogaloo/Soul/Funky Parrrty/Broken Beat Badass 45 ! Et c’est le teufer percingué qu’est parti avec! Bon il avait dansé tout son set!

Jean Daniel BURKHARDT

Exposition Sans Conservateur

Vendredi 1 juillet 2011

EXPOSITION SANS CONSERVATEUR

« Sans Conservateur » à cause de la valeur éphémère et libre de l’art urbain est une exposition collective et évolutive de plus de 20 artistes locaux, nationaux, européens ou internationaux du 1er au 11 juin à l’espace COLOD’ART, 28 rue du maréchal Lefèbvre à la Plaine des Bouchers, Meinau. Une Vente aux Enchères vous permettra d’acquérir les œuvres le Samedi 11 juin à 16 h.

Au bout de la rue, difficile de rater l’immeuble, annoncé par des œuvres picturales égayant de couleurs les murs cette austère Zone Industrielle dont une réalisation de Jana et JS recréant l’espace urbain et une figure féminine sur le mur vierge.

A l’entrée, une première salle propose les œuvres de SLY2 (http://www.sly2.fr/) (PARIS) et ses portraits de femmes « Cicatrices » font beaucoup penser aux héroïnes de « La Quête de l’Oiseau De Feu » de Loisel, indienne souriante à la bombe sur Kakemono, un CRI de de révolte, de rage, de plaisir ou de joie…

Un homme happening, le corps recouvert de papier ou de toile blanche, implore dans un micro « remplissez-moi, peignez-moi, taggez-moi » en prposant quatre marqueurs aux amateurs, tel un spider man vierge et laiteux. VIRGIN SPIDER.

Pixel Pancho (http://www.myspace.com/pixelpancho) (Espagne) est plus influencé par l’univers japonisant de Murakami dans son «CLASS SHOT » où l’on retrouve le gentil robot bento de ses dessins animés, entouré d’autres robots et d’une seule et unique petite fille.

Plus inquiétants sont ses robots d’INDUSTRIES dans « BONE », auxquels il manque la bouche.

Plus humain, d’un héroïsme à la Dali est l’Oncle SAN CRUZANDO Las Alpes » sur un cheval mécanique escaladant crânes et casques, suivi de quelques timbres.

Finalement ce monde joliment coloré est déjà peuplé de robots sympathiques.

On connaît bien Dan23 (http://www.dan23.com/ ), dont on retrouvera avec plaisir « Shuffle », Miles Davis à la tête explosant sous les effets et l’électricité de sa trompette, Trane et Wes Montgomery, une envolée d’oiseaux « Flying » sur des panneaux de bois, « Sweet Love » sortant de sa douche…

L’Anglais FIN DAC (http://urbaninibiza.com/2010/artist…) et son « Art Urbain Esthétique » y ressemble beaucoup par son amour des musiciens (Jimi Hendrix notamment) , quoique travaillant davantage au pochoir. Pas encore arrivé hier, il présente deux portraits à lunettes, avec cravate comme un trader de la city ou avec chemise à carreau, rocker ou au vert d’un cottage, un peu à la Elvis Costello.

Eric Thépot (Strasbourg) (http://ma-tvideo.france3.fr/search/…) réalise des “portraits abstraits” dont on perçoit surtout le mouvement de cette série “Sanglier”. « 3 Roses et un Crâne » permet de mieux voir sa perception à la Seurat pixelisé d’une nature morte, et dans l’autre pièce « Col Vert » est la base de ses portraits (le col, la cravate du sujet).

Plus gai, Jaek El Diablo (http://www.jaekeldiablo.com/ ) (Strasbourg) détourne Walt Disney avec « Disney Club Crack » où Panpan rose et ivre smurfe sur le sol devant son poste de radio avec « LIFE & BITCH » tatoué sur son ventre de peluche!

« PARFOIS IL Y A DES MOTS » de Sean Hart (http://theseanhart.blogspot.com/ ) (Paris) intercale ses commentaires écrits en lettres capitales: JE SAIS QUE CA PEUT TE SEMBLER ETRANGE, MAIS JE PEUX PAS T’EXPLIQUER répondant à l’abstraction de Thépot, puis NOUS SOMMES CE QUI DEMEURE A L’INTERIEUR au milieu des crânes d’ ANTISTATIK (http://antistatik-shop.com/ ) semblant leur rendre vie et sur une photo, écrits sur des immeubles devant lesquels rient des enfants «VENEZ VERS MOI / ABANDONNEZ LES AUTRES / MES BRAS ONT FAIM DE VOUS MON AMOUR », ajoute de la poésie, moins absurde qu’un Ben, par exemble.

Jana et JS (http://www.janaundjs.com/) composent avec et sur le paysage urbain, à partir de lui des fenêtres de HLM entourant leur « Petite Fille de la Rue Jeanne D’Arc » ou une mère à l’enfant sur un mur en ruine.

Au Vestiaire, une fille nue se fait pendre le corps : un écran de télévision autour des seins (+ 18) et le reste en muraille avec des collages pochoirs de papier journal.

A les voir ensemble les œuvres s’interrogent : les têtes de mort d’Antistatif ajoutent leurs courbes humaines aux lignes abstraites des Thépot, Jaek El Diablo en noir et balnc rappelle un peu le style à la Robert Crumb de SIXO et pour Sean Hart « L’ART EST VITALE A LA DEMOCRATIE » L’Art serait-il féminin?

SALLE 2

Brice Maré (http://www.facebook.com/pages/Brice… ) peint des formes géométriques auxquelles les volumes donnent relief, et une de ses étoiles floconnantes s’étend jusqu’au sol à l’entré.

Finalement les personnages de SIXO (http://www.myspace.com/51×0) sont plus tristes que chez Robert Crumb, dont le personnage fan de Jazz et de Blues le représentant se désespérait du rock des années 70ies, mais baignait dans sa créativité, ou de Gotlib : vieillis et comme enchaînés par leurs tatouages sur leurs peaux flasques à leurs familles, obligation, travail…

Dans une Salle Obscure est proposée une expérience artistique rare : tagger un train avec une bombe VIRTUELLE en choisissant couleur, grosseur du trait, et sans que cela gêne la SNCF plus que cela, ainsi qu’un diaporama d’œuvres en milieu urbain rappelant Ernest Pignon Ernest à Naples.

C’est quand même en couleurs que les héroînes Pop Art à la Lichtenstein de Jaek El Diablo prennent toute leur ampleur ou ses Comics à la Marvel parodiant les 4 Fantastiques avec des pilules volantes et l’un d’eux s’énervant « WHICH MOTHERFOCKER STOLE MY FLOW ? »

VITO STREET (http://vitostreet.ekosystem.org/) est un photographe urbain Parisien qui traque les œuvres éphémères dans la capitale en Archiviste ou Mémoire. Certaines sont magnifiques
CHIFUMI (http://www.chifumi.fr/shop.html) de Mulhouse détourne les codes du Hip Hop en tatouant sur des bras POUVOIR ou EMEUT(E), écrivant parfois en grec ancien.

Sean Hart montre un côté plus violent et révolté, photographiant la crémation d’une carte d’identité dans son lavabo ou écrivant DESTROY TO CREATE sur une plaque de verre fêlée et au mur « THE WORLD BELONGS TO NOONE » citant Yunus Emré, poète turc sans le savoir : «Assieds-toi, faisons connaissance. Rendons aisé le malaisé. LE MONDE N’APPARTIENT A PERSONNE »

Face à un déambulateur, la seule œuvre PRIX A DEBATTRE, entrecroisement de lignes blanches sur fond rouge dont se dégage un visage de Tony Weingarten. Les autres sont mises à prix plus de 100 € tout de même.

WISE (http://www.fatcap.org/artiste/wise…. ) dit que “Le graffiti c’est un tas de con et d’emmerdes…mais pourtant je n’arrêterais pour rien au monde ». il propose non pas ses œuvres Street Art mais de belles couleurs comme peintes sur des gouttes, évoluant du jaune au rouge, du vert au rose, mais aux titres bien dans le même style : « Une bonne douche pas come les autres ça fait aussi du bien sur un con », « Une bonne gueulante ça fait du bien » (du noir au rouge), « Une bonne douche ça fait du bien » (du bleu au noir sur un volume sphérique), « Un matin pas comme les autres » (du vert de plus en plus lumineux) et pour finir «un coup de bite aussi ça fait du bien » du rose fuschia clair au plus sombre. Le talent du coloriste donne du sens/dépasse/sublime l’absurdité provocatrice du message. Un Dadaïste actuel ?

MONEYLESS (http://www.flickr.com/photos/fabriz…) de Milan est parti de structures géométriques pour créer des formes nouvelles abandonnées dans la nature.

Sur un panneau Central, d’autres œuvres et en face celles, écrites en lettres capitales, de Pierre Fraenkel (http://alsacherie.free.fr/galerie.p… ) de Mulhouse détourne des photos de mangas japonais (Goldorak) ou écrit des slogans dans de petits cadres de tableaux (JE PEUX PAS J’AI PISCINE) voire dans la rue (LA CHOSE FEE DU BIEN).

Jean Daniel

MULATU ASTATKE, PERE DE L’ETHIO JAZZ, A LA SALAMANDRE LE 4 MARS !

Mardi 1 mars 2011

 Mulatu Astatké (http://www.myspace.com/mulatuastatke ) est un  vibraphoniste, pianiste et percussionniste Ethiopien et le père de l’Ethio Jazz . Vous avez peut-être découvert sa musique dans le volume 4 de la Collectrion Ethiopique ou sur le label Strut, ou dans le film « Broken Flowers » de Jim Jarmush, et il sera en concert Vendredi prochain 4 mars à la Salamandre ((http://www.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fbilletterie.contre-temps.net%2Ftickets%2Fla-salamandre%2Fmulatu-astatke-9.html%2F&h=b8146) ! 

Mulatu Astatké est né dans la ville de Jimma en Ethiopie en 1943, mais à l’âge de 16 ans, il eut l’occasion de partir étudier en Angleterre au Pays De Galles dans une école privée, et y révèla un rare don pour la musique, dont il étudie harmonie et théorie, puis découvre le Londres du Swinging London des années 60s et la culture Caribéenne avec des musiciens trinidadiens, jamaïcains ou africains du Ghana et joue au Club Ronnie Scott.

Mais sa passion pour le Jazz amène Mulatu Astatké à gagner la Côte Est des Etats-Unis pour étudier au Berklee College of Music à Boston comme le premier étudiant Africain, puis à New York.

C’est alors qu’il eut l’idée de l’Ethio Jazz : combinaison de la gamme pentatonique Ethiopienne à cinq tons et les harmonies à 12 notes de l’instrumentation occidentale.

Son premier groupe est l’Ethiopian Quartet, puis Quintet, avec des latinos portoricains, étant le seul Ethiopien aux Etats-Unis. Pour Gil Shnapper et son label Wiorthy Records, il enregistre deux  disques« Afro-Latin Soul Records », faisant chanter aux portoricains un son sur le montuno de son piano en espagnol et amharique (langue d’Ethiopien) sur ce « I Faram Gami I Faram » (http://www.youtube.com/watch?v=nN-P7W2rjLk&feature=related) en 1966.

A son retour en Ethiopie en 1969, Mulatu Astaké trouve son pays un peu plus libre et pas si loin de la créativité anglo-saxonne. Le Négus Hailé Sélassié a échappé de justesse à un coup d’état et se voit forcé de lâcher du leste, au moins sur la musique, en fermant les yeux sur la création d’Ama Records qui enregistra les chefs d’œuvres réédités par Ethiopiques, dérogeant à la seule musique militaire autorisée.

Mulatu Astaké peut donc faire du traditionnel Ethiopien Tezeta (Nostalgie) ce Yegella Tezeta (http://www.youtube.com/watch?v=vLvyruuIC1o&feature=related) « Souvenir Personnel » en 1969 repris par Jim Jarmush dans son film « Broken Flowers » en « Musique Ethiopienne Musique Ethiopienne bonne pour le cœur » d’Andy Murray (http://www.youtube.com/watch?v=FEskOSXLAE0) en 2005..

Autre titre de Mulkatu Atatké utilisé dans « Broken Flowers », ce « Yekermo (http://www.youtube.com/watch?v=s45RuZGCVTU)   Sew (http://www.youtube.com/watch?v=UQRziRVmvcg) » (Un Homme d’Expérience et de Sagesse ») également extrait d’Ethiopian Modern Instrumental Hits », premier disque d’Ethio Jazz en 1969, où saxophones et trompettes remplacent le chant traditionnel. Et le solo de guitare/claviers n’a rien à envier au Rock en fait de distorsion ! 

En 1972, Mulatu Astatké sort l’éponyme « Mulatu » (http://www.youtube.com/watch?v=nN-P7W2rjLk&feature=related) dans  « Mulatu Of  Ethiopia » qui pose son style : wurlitzer électrique, vibraphone, guitare funky sinueuse et hantés par le saxophone et la flûte.

Mais  en février 1974, le Négus Haîlé Sélassié est renversé par une junte militaire marxiste. Ce « Yekatit » (Février) (http://www.youtube.com/watch?v=6vq3n4plTM0&playnext=1&list=PLC201359CB720C96F)  est l’acte d’allégeance de Mulatu Astatké à ce nouveau pouvoir, extrait de son disque Yekatit Ethio Jazz au groove irrésistible.

Grâce au film de Jim Jarmush, Mulatu Astatké est revenu à la mode à plus de soixante ans , et a sorti tout d’abord en 2008un disque avec les Heliocentrics (http://www.youtube.com/watch?v=vRYlASLEh8M) (jeune groupe d’afro beat anglais) dans la collectio Inspiration Information du label Strut. Ecoutons-le tout d’abord au vibraphone dans la reprise de son morceau éponyme « Mulatu » (http://www.youtube.com/watch?v=Pe3rhoysw9Y&playnext=1&list=PLE7C3258858F9AB32)et) et n’a rien perdu de son groove. Preuve en est ce Chik Chikka (http://www.youtube.com/watch?v=woKXAOPR7UU) toujours avec les Heliocentrics où il joue du wurlitzer, du piano et des percussions avec en fond sonore le krar (luth éthiopien).

Enfin, en 2010, Mulatu Astatké a sorti « Mulatu Steps Ahead » (http://www.youtube.com/watch?v=5A3ebirRJNs), un album magnifique, plus jazz, mais où l’on retrouve aussi son groove irrésistible dans une nouvelle version d’ « I Ram I Garam » (http://www.youtube.com/watch?v=Vnnv5IOqr1k).

Mulatu Astatké sera en concert vendredi soir à la Salamandre à 20 h 30. Quittons-le avec un dernier Boogaloo (http://www.youtube.com/watch?v=9tERzH6wwOg ) extrait de son album « Mulatu Steps Ahead ».

 Jean Daniel BURKHARDT

MULATU ASTATKE en CONCERT le 4 mars 2011 à la Salamandre

Vendredi 21 janvier 2011


Mulatu Astatke en concert

Lʼassociation Dodekazz propose un Entre-Temps « de luxe » en accueillant la légende dʼAddis-Abeba, un des pères fondateurs de l’ethio-jazz :

MULATU ASTATKE (Ethiopie)

Vendredi 4 mars 2011, à la Salamandre, Strasbourg.

Pour la première fois à Strasbourg !

Après l’annulation de ce même concert pour raisons de santé lors de la précédente édition du Festival Contre-Temps, le légendaire musicien jazz dʼAddis-Abeba. MULATU ASTATKE, père de lʻethio jazz, nous revient en pleine forme, accompagné de son full band (9 musiciens sur scène) pour un concert exceptionnel à Strasbourg. Cette belle soirée en perspective se déroulera à la Salamandre qui rouvre ses portes ces jours-ci.. Le concert sera suivi d une soirée dansante dans l’esprit groovy du Festival Contre-Temps avec les djʼs Tal Stef & Ben G.
http://www.ethiojazz.com
http://www.myspace.com/mulatuastatke

Infos pratiques :
Ouverture des portes : 20h30 / Début du concert : 21h30
Adresse : La Salamandre : 3 rue Paul Janet, Strasbourg

Tarifs :
Préventes : 20 € (hors frais de loc) : Boutique Culture, Réseau FNAC, www.digitick.com ou billetterie.contre-temps.net
Caisse du Soir : 25 €
MGEL : 17 €

Biographie MULATU ASTATKE :

Ce multi instrumentiste (vibraphone, claviers, bongos, congas, clarinette…) débute sa carrière dans les années 60 en étudiant la musique à Londres, Boston puis New York. Très vite il fréquente les jazz clubs ce ses différents points de chute et se fait un nom dans la scène jazz en jouant aux côtés de grands musiciens comme Duke Ellington. Cela lui offre la possibilité dʼétendre ses connaissances musicales et de se familiariser avec les multiples facettes du jazz.
En retournant en Ethiopie, il met à profit ses acquits et insuffle dans la musique traditionnelle éthiopienne des sonorités jazz et latines pour au final créer un style unique aux croisements de lʼOrient & lʼOccident, lʼéthio jazz est en route. Il produira également plusieurs titres pour le maestro Mahmoud Ahmed.
Récemment redécouvert par plusieurs djʼs toujours en quête dʼinspiration (dont notamment Gilles Peterson), il suscite rapidement un intérêt croissant auprès dʼun nouveau public plus jeune grâce notamment à la bande son culte du film de Jim Jarmush ʻBroken Flowersʼ (http://www.youtube.com/watch?v=jgfA-eD7LaQ ). Il produit plusieurs albums et tourne en concert avec des jeunes musiciens du band The Héliocentrics. Cʼest lʼengouement général !
En 2010, il sort son dernier opus ʻMulatu Steps Aheadʼ sur le fameux label STRUTT et visite les capitales depuis pour enivrer son public avec ses shows envoûtant sur fond de vibrations psyché-oriental-jazz…

Prog Contre-Temps : Scoop n°2

Lundi 19 avril 2010


C’est officiel, une légende du graffiti, MODE 2, sera présent à Contre-Temps pour une exposition et diverses interventions dans la ville… VERNISSAGE le Vendredi 4 juin !!

A voir – super doc « Street Art »

Mercredi 31 mars 2010


Sur le site d’Arte+7 :
http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=3112266,scheduleId=3093198.html

Street Art
29/03/2010 à 11:20
Réalisé par Anne Bürger et Benjamin Cantu
Durée: 58min
Documentaire long, Documentaires, lundi 29/03