JAKI LIEBEZEIT & BURNT FRIEDMAN en concert ce soir au Musée d’Art ModernePar Jean Daniel BURKHARDT le jeudi 2 juin 2011, 19:18

1 juillet 2011

Certains des fils rouges de la musique électronique ont mariné dans le jus du Rock Choucroute, notamment celui du groupe Can et de son batteur Jaki Liebezeit au nom prétestiné (aimer le temps pour un batteur, ça peut aider), qui sera en concert avec Burnt Friedman ce soir 2 juin à 20 h à l’Auditorium du Musée d’Art Moderne Et Contemporain.

 

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Jaki Liebezeit a été le batteur de CAN (qu’il a nommé Communisme Anarchisme Nihilisme) de 1969 à 1989. Can est un groupe allemand de rock expérimental fondé en 1968 à Cologne (Allemagne de l’Ouest). Pionniers de la scène Krautrock, les musiciens ont toujours rejeté les influences américaines et incorporé des éléments de musique minimaliste et de world dans leurs compositions toujours très progressives.

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Can fut fondé en 1968 à Cologne Holger Czukay (basse), Irmin Schmidt (claviers), Michael Karoli (guitare), tous deux élèves de Karl-Heinz Stockhausen, le père de la musique sérielle, David Johnson (composition/flûte) et Jaki Liebezeit (batterie). Johnson, compositeur américain, flûtiste renommé et grand adepte de la musique électronique, quitte le groupe dès 1968, déçu par le changement d’orientation des autres musiciens, plus intéressés par le rock. À l’automne 1968, le groupe engage Malcolm Mooney, un sculpteur américain, très créatif mais aussi très instable et conflictuel, dans le rôle de chanteur et enregistre The Monster Show, leur premier album, dont les titres écartés seront publiés dans « Delay 1968 » en 1981. Dans « Man Named Joe » avec l’étrange voix de Mooney souligne l’atmosphère inquiétante et hypnotique de leur musique, très influencée par le garage rock, le funk et le rock psychédélique, et renforcée par la répétition des rythmiques basse/batterie.

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Malcolm Mooney fait une dépresssion nerveuse et retourne aux États-Unis sur le conseil de son psychologue, selon lequel la musique de Can était dangereuse pour son équilibre mental! Il est remplacé par un jeune chanteur japonais, Kenji « Damo » Suzuki, rencontré à Munich quelques mois auparavant. Bien qu’il ne connaissait à l’époque qu’une poignée d’accords à la guitare et qu’il improvisait la majorité de ses textes, les autres musiciens lui demandent de jouer le soir de son entrée dans le groupe. Ils enregistrent en 1971 Tago Mago, qui d’après une interview poserait avec « Mushroom » les bases du sampling d’après une interview « pour une superbe partie atmosphérique. L’environnement vfaisait partie de la composition, ce qui ôte toute ambition démesurée et tout caractère sacré à la musique » (Irmin Schmitt).

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L’album « Flow Motion » de Can est réputé décevant mais cependant, contient le morceau « I Want More », avec Jaki Liebezeit aux chœurs, penchant vers le disco, reste l’unique hit du groupe en dehors d’Allemagne, allant jusqu’à grimper à la 26ème place des charts en Angleterre.

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« All Gates Open » oscille entre Country, le Reggae de « Cherry Oh Baby » des Stones et New Wave, et le groupe Rock/Soul Dr Phibes & The wax Equations s’en inspirerait dans les années 90s pour « Burning Cross » sur « Hypnotwister ».

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En 1981, on retrouve les membres de Can Holger Szukay et Liebezit avec l’ancien bassiste de PIL Jah Wobble dans le disque « Full Circle« , plus dub afro ethno tribal avec le tube « How Much are They » à la Talking Heads.

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Malcolm Mooney revient dans Can en 1989 pour l’album Rite Time chanter le Psychiatrique « Below This Level » (The Patient’Song) qui laisse douter de sa guérison.

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Enfin, ces dernières années Jaki Liebezit s’est associé au musicien électronique clavièriste Burnt Friedmann pour une sorte d’ethno dub, avec qui il se produira ce soir au Musée d’Art Moderne et Contemporain.

Jean Daniel BURKHARDT

NEMOY AU MUDD CLUB

1 juillet 2011

NEMOY AU MUDD CLUB

Sur des samples de Beats dubstep funky, Nemoy pose des solos de claviers très guitar hero 70ies à la Santana, puis monte en nappes synthétiques cascadant l’électricité . Ficus m’avait expliqué que certains musiciens et clavièristes électroniques étaient très influencés par les années 70s, mais avec Nemoy ça se vérifie.
Homme-Orchestre mutant d’Electro samplé aux commandes de son vaisseau spatial surfant sur les musiques mondiales, Nemoy joue aussi de la basse fender, des congas et j’imagine du vibraphone posé dans un coin de la scène et admire Monsieur Spok, si j’en crois le nombre de photos de ce Vulcanien lorsqu’on tape son nom sur Google.

Il annonce « un peu de Jazz » de son accent suisse traînant et en voie des cuivres sur une voix à la Jamie Cullum au rythme des congas puis frappe la clavé cubaine sur le micro, modifie le sample de cuivres en solo et part en Global Groove, en Big Beat sur les voix Soul. J’aurais aimé rester mais ne veux pas manquer le showcase de MissOless & ManyVibes au Living Room qui rouvre à Minuit 30.

Jean Daniel BURKHARDT

UN NOUVEAU LABEL A STRASBOURG: MANYVIBES MUSIC!

1 juillet 2011

Après des débuts dans Steppah Huntah et Nu Tropic, la claviériste, compositrice, programmeuse et choriste russe Olessia Tourkévitch alias MissOless et le saxophoniste et clarinettiste (également dans des groupes de Jazz Manouches ou de Klezmer avec Les Payroz’N, mais aussi Kerry Chandler lors de son passage au Living Room) Fabrice Lauer alias Madsax montent leur propre label ManyVibes Music où l’on trouvera leurs productions.

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« ManyVibes » (plusieurs vibrations) est à comprendre tant sur le plan musical (Broken Beat, Electro Jazz, Latin) et en ce que les différents membres sont de différentes nationalités et d’influences divers à Strasbourg, ville Européenne: MissOless est de Moscou mais vit à Strasbourg, Madsax de Strasbourg, le DJ est Marocain, la chanteuse Jazz Soul Marya Valetta de Bratislava, BlueSmith un chanteur de Gospel anglais vivant à Strasbourg et Lee Roy un autre vivant à Paris….

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Dès « Satisfy Me », on retrouve l’excellent Groove Latin de Steppah Huntah et chanteur BlueSmith à la fois Soul & sensuel à la Marvin Gaye et Funky, presque Hip Hop à la 2Pac et le saxophone soprano de MadSax sur les Beats, à la fois authentiques et dansants.

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Sur « Sex Crime », la voix de BlueSmith apparaît très différente, modifiée par les effets avec un backing de saxes plus ample, le riff de guitare funky, et les scats électros et la voix de MissOless aux claviers en montée sonore sur le refrain, puis la voix RENTRE dans la guitare. Miss Oless a étudié la musique classique et le Jazz, et ces influences restent présentes même si elle fait du Broken Beat.

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L’influence de Nu Tropic (dont Steppah Huntah a assuré souvent la rythmique et les claviers, harmonies, melodies en studio pour le dernier album) se retrouve dans le côté Latin de la timbale chevauche le step qui danse en mode Batucada electro sur « I Love You » avec Mary Valetta en Betty Boop Funky toujours émouvante et dansante dans ce registre Soul Jazz passant du scat babillant aux mots et le tromboniste de Jazz Pascal Beck (Green Stuff, Sonando) improvisant sur des samples de trompette, puis après une déflagration le jeu de claviers à la Sergio Mendès.

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D’un titre à l’autre, les transitions des Beats coulent toutes seules d’un rythme à l’autre comme dans un mix, nous entraînant dans un voyage au long cours.

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Dans « Sunny Mood », on découvre au premier plan la voix de MissOless en scat joyeux du babil aux mots, à une impro à la Elis Regina sur des cordes Orientales électroniques, même si comme disait Nougaro « Yapad »’paroles à cette chanson, mais une excellente intervention de MadSax en solo an ténor.

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« You Are So Fine » profite de la bonne chanteuse de LS Brigandes plus R’N’B / Hip Hop, mais mélodique et voyageuse avec un vrai groove d’un débit rapide à la strophe avec le côté acidulé de Crystal Waters, plus lent et appliqué dans le refrain et un bon sample de cuivres à la Macéo Parker dans « You Can Have Watergate », puis un bon tuilage des voix de la chanteuse et de MissOless jusqu’au final.

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«Broken Team » est le titre où MissOless m’a le plus impressionné vocalement en scat sur une bonne rythmique avec violons et claviers liquides, et dans la composition mais avec les moyens modernes qui permettent d’avoir un orchestre dans son laptop, mais laissant aussi la place à l’improvisation émouvante de MadSax en Live montant des basses émouvantes au cri dans l’aigu .

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« Oless’s Dream » est un autre titre émouvant chanté par Oless, cette fois avec des paroles et une mélodie Soul, et c’est vraiment comme ça qu’on voit/ imagine Oless et son univers poétique et musical, petite libellule de Nuit Nabienne à la fois attentive, passionnée, un peu rêveuse mais avec aussi cette distance par rapport au monde électronique, butinant/voletant pour récolter ce qu’il y a à y prendre de modernité, mais venant de plus loin par sa culture et sa connaissance du Jazz, ce qui s’entend par une citation d’ « A Love Supreme » de Coltrane.

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Enfin, dans « Movement Obsession » on retrouve les tempos latins des percussions et la harpe du début d’ « Every Day » de Cinematic Orchestra (le premier disque Electro à avoir trouvé grâce à mes oreilles), puis les cuivres en diable de MadSax partent en Afro Beat modernisé à la Jimi Ténor, le clavier oriental en slave, puis MadSax pour une envolée brillante.

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La Signature de MissOless, c’est peut-être dans le fond des touches de son clavier parfois le piano qui affleure avec un reste de mélancolie slave dans son côté Russe Scriabine/ Rachmaninov, ces cordes qui soudain se lèvent comme un tableau de Moussorgski pour Oum Kalsoum et cette voix qu’on ne lui connaissait qu’en choriste, qu’on découvre scattant et chantant désormais ses propres textes et émotions et façonnant pour Marya, MadSax ou d’autres ces écrins précieux dont elle a le secret. C’est désormais grâce à elle qu’on pourra les entendre dans de bons contextes Funkys & Electros, Steppah Huntah n’ayant pas d’actualité!

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Et si on n’écrit plus de Symphonies sur du papier à portée jauni à l’intention des Rois, Reines et autres mécènes, tant mieux pour le dancefloor sur lequel on peut danser, mais elle se révèle une grande compositrice utilisant ces moyens modernes.

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ManyVibes Music sera en ShowCase (MissOless, Marya Valetta, MadSax, BlueSmith dala Soirée Bar2Bar inaugurant le festival CONTRETEMPS 2011 (http://www.contre-temps.net/blog/category/contre-temps-2011/) MERCREDI 1er JUIN à partir de Minuit 30 au LIVING ROOM.

Jean Daniel BURKHARDT

Exposition Sans Conservateur

1 juillet 2011

EXPOSITION SANS CONSERVATEUR

« Sans Conservateur » à cause de la valeur éphémère et libre de l’art urbain est une exposition collective et évolutive de plus de 20 artistes locaux, nationaux, européens ou internationaux du 1er au 11 juin à l’espace COLOD’ART, 28 rue du maréchal Lefèbvre à la Plaine des Bouchers, Meinau. Une Vente aux Enchères vous permettra d’acquérir les œuvres le Samedi 11 juin à 16 h.

Au bout de la rue, difficile de rater l’immeuble, annoncé par des œuvres picturales égayant de couleurs les murs cette austère Zone Industrielle dont une réalisation de Jana et JS recréant l’espace urbain et une figure féminine sur le mur vierge.

A l’entrée, une première salle propose les œuvres de SLY2 (http://www.sly2.fr/) (PARIS) et ses portraits de femmes « Cicatrices » font beaucoup penser aux héroïnes de « La Quête de l’Oiseau De Feu » de Loisel, indienne souriante à la bombe sur Kakemono, un CRI de de révolte, de rage, de plaisir ou de joie…

Un homme happening, le corps recouvert de papier ou de toile blanche, implore dans un micro « remplissez-moi, peignez-moi, taggez-moi » en prposant quatre marqueurs aux amateurs, tel un spider man vierge et laiteux. VIRGIN SPIDER.

Pixel Pancho (http://www.myspace.com/pixelpancho) (Espagne) est plus influencé par l’univers japonisant de Murakami dans son «CLASS SHOT » où l’on retrouve le gentil robot bento de ses dessins animés, entouré d’autres robots et d’une seule et unique petite fille.

Plus inquiétants sont ses robots d’INDUSTRIES dans « BONE », auxquels il manque la bouche.

Plus humain, d’un héroïsme à la Dali est l’Oncle SAN CRUZANDO Las Alpes » sur un cheval mécanique escaladant crânes et casques, suivi de quelques timbres.

Finalement ce monde joliment coloré est déjà peuplé de robots sympathiques.

On connaît bien Dan23 (http://www.dan23.com/ ), dont on retrouvera avec plaisir « Shuffle », Miles Davis à la tête explosant sous les effets et l’électricité de sa trompette, Trane et Wes Montgomery, une envolée d’oiseaux « Flying » sur des panneaux de bois, « Sweet Love » sortant de sa douche…

L’Anglais FIN DAC (http://urbaninibiza.com/2010/artist…) et son « Art Urbain Esthétique » y ressemble beaucoup par son amour des musiciens (Jimi Hendrix notamment) , quoique travaillant davantage au pochoir. Pas encore arrivé hier, il présente deux portraits à lunettes, avec cravate comme un trader de la city ou avec chemise à carreau, rocker ou au vert d’un cottage, un peu à la Elvis Costello.

Eric Thépot (Strasbourg) (http://ma-tvideo.france3.fr/search/…) réalise des “portraits abstraits” dont on perçoit surtout le mouvement de cette série “Sanglier”. « 3 Roses et un Crâne » permet de mieux voir sa perception à la Seurat pixelisé d’une nature morte, et dans l’autre pièce « Col Vert » est la base de ses portraits (le col, la cravate du sujet).

Plus gai, Jaek El Diablo (http://www.jaekeldiablo.com/ ) (Strasbourg) détourne Walt Disney avec « Disney Club Crack » où Panpan rose et ivre smurfe sur le sol devant son poste de radio avec « LIFE & BITCH » tatoué sur son ventre de peluche!

« PARFOIS IL Y A DES MOTS » de Sean Hart (http://theseanhart.blogspot.com/ ) (Paris) intercale ses commentaires écrits en lettres capitales: JE SAIS QUE CA PEUT TE SEMBLER ETRANGE, MAIS JE PEUX PAS T’EXPLIQUER répondant à l’abstraction de Thépot, puis NOUS SOMMES CE QUI DEMEURE A L’INTERIEUR au milieu des crânes d’ ANTISTATIK (http://antistatik-shop.com/ ) semblant leur rendre vie et sur une photo, écrits sur des immeubles devant lesquels rient des enfants «VENEZ VERS MOI / ABANDONNEZ LES AUTRES / MES BRAS ONT FAIM DE VOUS MON AMOUR », ajoute de la poésie, moins absurde qu’un Ben, par exemble.

Jana et JS (http://www.janaundjs.com/) composent avec et sur le paysage urbain, à partir de lui des fenêtres de HLM entourant leur « Petite Fille de la Rue Jeanne D’Arc » ou une mère à l’enfant sur un mur en ruine.

Au Vestiaire, une fille nue se fait pendre le corps : un écran de télévision autour des seins (+ 18) et le reste en muraille avec des collages pochoirs de papier journal.

A les voir ensemble les œuvres s’interrogent : les têtes de mort d’Antistatif ajoutent leurs courbes humaines aux lignes abstraites des Thépot, Jaek El Diablo en noir et balnc rappelle un peu le style à la Robert Crumb de SIXO et pour Sean Hart « L’ART EST VITALE A LA DEMOCRATIE » L’Art serait-il féminin?

SALLE 2

Brice Maré (http://www.facebook.com/pages/Brice… ) peint des formes géométriques auxquelles les volumes donnent relief, et une de ses étoiles floconnantes s’étend jusqu’au sol à l’entré.

Finalement les personnages de SIXO (http://www.myspace.com/51×0) sont plus tristes que chez Robert Crumb, dont le personnage fan de Jazz et de Blues le représentant se désespérait du rock des années 70ies, mais baignait dans sa créativité, ou de Gotlib : vieillis et comme enchaînés par leurs tatouages sur leurs peaux flasques à leurs familles, obligation, travail…

Dans une Salle Obscure est proposée une expérience artistique rare : tagger un train avec une bombe VIRTUELLE en choisissant couleur, grosseur du trait, et sans que cela gêne la SNCF plus que cela, ainsi qu’un diaporama d’œuvres en milieu urbain rappelant Ernest Pignon Ernest à Naples.

C’est quand même en couleurs que les héroînes Pop Art à la Lichtenstein de Jaek El Diablo prennent toute leur ampleur ou ses Comics à la Marvel parodiant les 4 Fantastiques avec des pilules volantes et l’un d’eux s’énervant « WHICH MOTHERFOCKER STOLE MY FLOW ? »

VITO STREET (http://vitostreet.ekosystem.org/) est un photographe urbain Parisien qui traque les œuvres éphémères dans la capitale en Archiviste ou Mémoire. Certaines sont magnifiques
CHIFUMI (http://www.chifumi.fr/shop.html) de Mulhouse détourne les codes du Hip Hop en tatouant sur des bras POUVOIR ou EMEUT(E), écrivant parfois en grec ancien.

Sean Hart montre un côté plus violent et révolté, photographiant la crémation d’une carte d’identité dans son lavabo ou écrivant DESTROY TO CREATE sur une plaque de verre fêlée et au mur « THE WORLD BELONGS TO NOONE » citant Yunus Emré, poète turc sans le savoir : «Assieds-toi, faisons connaissance. Rendons aisé le malaisé. LE MONDE N’APPARTIENT A PERSONNE »

Face à un déambulateur, la seule œuvre PRIX A DEBATTRE, entrecroisement de lignes blanches sur fond rouge dont se dégage un visage de Tony Weingarten. Les autres sont mises à prix plus de 100 € tout de même.

WISE (http://www.fatcap.org/artiste/wise…. ) dit que “Le graffiti c’est un tas de con et d’emmerdes…mais pourtant je n’arrêterais pour rien au monde ». il propose non pas ses œuvres Street Art mais de belles couleurs comme peintes sur des gouttes, évoluant du jaune au rouge, du vert au rose, mais aux titres bien dans le même style : « Une bonne douche pas come les autres ça fait aussi du bien sur un con », « Une bonne gueulante ça fait du bien » (du noir au rouge), « Une bonne douche ça fait du bien » (du bleu au noir sur un volume sphérique), « Un matin pas comme les autres » (du vert de plus en plus lumineux) et pour finir «un coup de bite aussi ça fait du bien » du rose fuschia clair au plus sombre. Le talent du coloriste donne du sens/dépasse/sublime l’absurdité provocatrice du message. Un Dadaïste actuel ?

MONEYLESS (http://www.flickr.com/photos/fabriz…) de Milan est parti de structures géométriques pour créer des formes nouvelles abandonnées dans la nature.

Sur un panneau Central, d’autres œuvres et en face celles, écrites en lettres capitales, de Pierre Fraenkel (http://alsacherie.free.fr/galerie.p… ) de Mulhouse détourne des photos de mangas japonais (Goldorak) ou écrit des slogans dans de petits cadres de tableaux (JE PEUX PAS J’AI PISCINE) voire dans la rue (LA CHOSE FEE DU BIEN).

Jean Daniel

BILAN DU FESTIVAL

28 juin 2011

CONTRE-TEMPS 2011 – electrogroove festival & cultures urbaines

Du 1er au 12 juin 2011 – Strasbourg

LE BILAN

Après 12 jours ininterrompus de groove, l’édition 2011 du festival Contre-Temps s’est achevée lundi 12 juin.

Réunissant des légendes de la musique, des acteurs des scènes musicales et street art actuelles, le festival a tenu toutes ses promesses et à connu un vif succès.

Quelques chiffres :

  • 2700 personnes se sont déhanchés lors des lives et soirées Dj’s.
  • 2000 petits et grands ont profité, les pieds dans l’herbe, des Pelouses Sonores, un nouveau record.
  • 500 cinéphiles se sont réunis pour la soirée fluorescente Spilt Mix, encore complète cette année.
  • 1800 amateurs d’art urbain ont visité les expositions Sans Conservateurs (Colod’Art), Tropical Graphics (Avila Factory) et Dino Project (Espace Insight).
  • 7 croisières apéro-mix sur les flôts de l’Ill et toutes complètes.
  • 100 participants ont putté durant l’East Coast StreetGolf Contest.

Au total, c’est près de 9000 personnes qui eurent un nouveau contre-temps dans leur agenda printanier.

Outre les chiffres, nos challenges de cette année ont été relevés!

  • Investir de nouveaux lieux comme Colod’Art et Avila Factory à la Meinau, l’Ecole d’Architecture ou encore le Hall des chars.
  • Créer un nouvel espace de convivialité avec le Village Contre-Temps a gagné les faveurs de 750 visiteurs pendant ses 5 jours d’implantation au cœur de Strasbourg.
  • Séduire un large public avec une diversité de ton de programmation inédite.

Contre-Temps 2011, c’est aussi la participation d’une centaine d’artistes toutes catégories confondues, vingt espaces investis à Strasbourg, un quinzaines d’associations ou collectifs impliqués et le dévouement sans relâche d’une trentaine de bénévoles.

Merci à vous, Mesdames et Monsieur les journalistes qui avez, encore une fois, suivi avec beaucoup d’attention cet événement.

Et merci aussi, aux partenaires et aux mécènes qui nous soutiennent toujours plus activement.

En vous souhaitant un bel été et à l’année prochaine !

Toute l’équipe du festival Contre-Temps.

DJ CALHOUN OUVRE LA BLOCK PARTY

27 juin 2011

A 23 h 30. arrive DJ Calhoun (http://www.myspace.com/calhounbprcromeo) (du Collectif BUMS, organisateur des soirées LA BOUM à la Péniche) , pour  moi le meilleur DJ Hip Hop Old School, même si je n’ai pas la culture Hip Hop, alors je grappille les mots comme je peux, et d’ailleurs ne connais AUCUN des titres de ce mix et essaie de les retrouver d’après ces quelques mots griffonnés à la diable…

Il arrive sur un track « Bad Ass » de Funk syncopé à la Sugar Hill Gang ou Arrested Development « Every Day People » (http://www.dailymotion.com/video/x2h6dz_arresteddevelopmentpeopleeveryday_music) pour l’esprit Hip Hop Baba Cool Peace & Love et rajoute un scratch, inventé par DJ Grand  Wizard Theodore quand sa mère lui parla pendant qu’il écoutait un disque et qu’il imposa ses mains sur le disque pour l’entendre (http://www.youtube.com/watch?v=iWuu1W49Xlo) et lâche un premier « Tiger » sur la basse de Mix (http://www.youtube.com/watch?v=XW2e1kGyKcw)  Master Mike ((http://www.youtube.com/watch?v=XW2e1kGyKcw)) des Beastie Boyz, groupe Hip Hop Rock  dont j’ai bien aimé SABOTAGE (http://www.youtube.com/watch?v=z5rRZdiu1UE) et qui viennent de sortir un nouvel album avec un clip décalé où les stars prennent leur place (http://www.youtube.com/watch?v=WdgLMslbDuY ) et des notes de piano de leur « Watcha Want » (http://www.youtube.com/watch?v=z5rRZdiu1UE) avec un bon solo de guitare-hero.

Calhoun scratche jusqu’au prochain track au hurlement suraigu (http://www.youtube.com/watch?v=_8NNmJbpRXs&feature=related)  caractéristique de Cypress Hill, latinos (http://www.youtube.com/watch?v=75yvtNIWdHU&feature=relmfu) de ce quartier pour la légalisation du cannabis (http://www.youtube.com/watch?v=lj9FVlEtknU&feature=relmfu), plus fusion et  proches des Beastie Boys en live (http://www.youtube.com/watch?v=P9gpLYIlr2U), hurlement aussi utilisé par le Hous Of Pain, plus proches des racines du Blues (http://www.youtube.com/watch?v=U9Q0jPyrja0) sur une bonne basse Boogie.

Il use de Beats mais aussi de « Freakin »  cuivres dans sa « Crazy Juice » scratchant les chœurs « To The Edge », puis introduit la rythmique de « Try My Love » de Lalomie Washburn (http://www.youtube.com/watch?v=c2UboSDbZLU) avant « Rock The Party » sur lequel la percu se libère, redevient Africaine comme chez les premiers Last Poets (http://www.youtube.com/watch?v=8M5W_3T2Ye4 ), suivis de claviers et sifflets carnavalesques entre les scratches.

Au moins Calhoun passe-t-il aussi des CHANTEUSES de Hip Hop, lui qui sous son disque « BADASS SONG HARDCORE SATISFACTION GARANTIE » (avec les BUMS) le dédiait entre autres hommages écrits très serrés « à tous les artistes qui ne présentent pas les demoiselles comme des chiennes » et « aux meufs qui tombent sur les platines » ce qui change de ces petits cons de Rouge A Lèvres d’il y a quatre ans, et est la meilleure défense contre le machisme du Hip Hop, chacune ayant son style et sa voix minaudant ou plus engagée « Jump Jump Jump ».

Suit un rappeur au débit rapide sur des cuivres orientaux mixé avec un vieux « Think » de  Lyn Collins & The JB’s  (http://www.youtube.com/watch?v=tTdOcumz0wY) pour la conscience et la Soul, ralentit sur la guitare de Wild Thing (http://www.youtube.com/watch?v=4qHX493bB3U ) des Troggs.

Avec lui le Hip Hop n’est pas si loin de l’esprit Rock  des débuts, d’Aérosmith & Run DMC dans « Walk This Way » (http://www.youtube.com/watch?v=4B_UYYPb-Gk ), CQFD.

Une chanteuse est entourée de sa tribu de « Motherfucker » Soul/Hip Hop Sisters et de chiens errants (Snoop Dog ?).

La batterie explose derrière une jeune rappeuse. Finalement, Calhoun arrive à trouver du Hip Hop d’une insouciance adolescente, avec un message positif et festif et  la même aspiration au « Good Time » East & West Coast loin des clichés du Gangstarap, un peu comme le Rock des années 60s.

Un autre preacher est suivi d’étranges vocaux latinos en espagnol de Big Boss avec leurs rimes en O.

Une autre tribu marine et ensoleillée veut juste faire « Zoom Zoom Boom Boom Baby Shake » (http://www.dailymotion.com/video/x2rp21_wreckxneffect-rump-shaker_music) comme quoi la Benz des NTM n’a rien inventé, et entre Joey qui frappe les femmes et les chimpanzés et une fille au saxo sur une plage américaine, je choisis ce Wheckx-N-Effects et leur « Rump shaker »!

Un petit détour par les Antilles le temps d’un « Ponté la basse »  fait se trémousser les jeunes filles et pas seulement la copine de Calhoun en pantalon zèbre aux mots de « Yes Yes I Don’t Know », puis peut-être entend-on venant de la Côte Colombienne un accordéon Vallenato en transition Caraïbe vers les cuivres & claviers funkys enchaînés sur la basse samplée de « Ma Quale Idea » de Pino d’Angio (http://www.dailymotion.com/video/xz5qc_pino-dangio_dating) par No Sé, groupe allemand de Cologne qui donnera  en 1995 la version acid jazz de « Quelle Aventure » » (http://www.dailymotion.com/video/x7pm36_menelik-quelle-aventure_music) de Ménélik rappeur d’origine Camerounaise qui chantait un Hip Hop poétique et funky aux paroles positives et festives qui sera remixée en France par le label Big Cheese.

« Look The Look », et un autre rappeur chante à la gloire des « Friday Nights » (nous sommes vendredi),  et des « Holidays » (http://www.youtube.com/watch?v=SCqU8AeehO0 )  avec des sinuosités soul intéressantes « Tis How we Going » et un autre plus Discotisant aux choeurs Do Wop sur la basse de « She’s Got It », un autre « Piece Of Mind Happy  satisfy My  (http://www.youtube.com/watch?v=ihgii8Pe8IM&feature=related ) Dance ».

Un autre scatte/ rappe undébit rapide entre des cloches sonnant déjà la fin du set avec un « Back To Reality »  (http://www.youtube.com/watch?v=TB54dZkzZOY ) …

Jean Daniel BURKHARDT

EBO TAYLOR, JAZZANOVA, L’IMPERIAL TIGER ORCHESTRA & RAINER TRUBY A CONTRETEMPS CE WEEK END

27 juin 2011

Encore du très lourd au Festival Contretemps ce week-end.

CE SOIr Jeudi 9 Juin à 20 h 30 à la Salamandre, vous pourrez entendre le guitariste (http://www.youtube.com/watch?v=dyYy5X4s6gM) et chanteur Ghanéen Ebo Taylor (http://www.myspace.com/ebotaylor ).

Fondateur du High Life (ancêtre Ghanéen de l’Afro Beat comme lien mélange de Funk, Soul, Musiques Latines (http://www.youtube.com/watch?v=XIc-FSuSRsA&playnext=1&list=PL498D4C03534F3A3C )  et Rythmiques Africaines) (http://www.youtube.com/watch?v=bGnJW4v-mtM).

Ebo Taylor quitte son Afrique natale en 1962 (http://www.youtube.com/watch?v=cMiPIq0dfmo) pour s’installer à Londres afin d’étudier d’autres genres et de bonifier le sien. Financé par des gouvernements africains, Ebo Taylor officie au sein du « Black star highlife »,  band essentiellement composé d’étudiants, lui permet de confronter son style à un côté plus occidental (http://www.youtube.com/watch?v=TTw-lBBO4XU ).

Il semblerait même que le Nigérian Féla Kuti lui aurait piqué quelques trucs, au niveau du placement de la voix et du débit ((http://www.youtube.com/watch?v=X8JroeCwflw&feature=related) pour son Afro Beat plus Rock & Electrique pour se démarquer du High Life par des impros plus Jazz et au message plus anticolonialiste (mais la plupart des noirs d’Afrique devaient alors se libérer de leurs complexes dus au racisme, à l’esclavage et à la colonisation subis) . De retour aux pays, Ebo Taylor produit une grande quantité de morceaux pour différents labels et travaille aussi bien entouré, comme avec C.K Mann, autre figure plus jeune du highlife.

Redécouvert grâce au premier Ghana Soundz (http://www.youtube.com/watch?v=DMCCTNwovuE&feature=list_related&playnext=1&list=AV4oVf-d_DwKAyPT6GGylKxfFh13iPSOdG), les amateurs ont retrouvé avec joie Ebo Taylor dans un registre plus Latin Soul par ses saxophones, cuivres et percussions pour Twer Nyame (http://www.youtube.com/watch?v=TS3-hzPMc-Q&feature=related) sur le second.

Toute cette production se retrouve éparpillée sur diverses compilations (http://www.youtube.com/watch?v=zj5VtNgdl7U&feature=related), notamment chez Strut
Son dernier album s’intitule « Love and death » et fut enregistré avec l’Afrobeat Academy de Berlin (http://www.youtube.com/watch?v=dyYy5X4s6gM) et a Ebo Taylor a remporté avec un grand succès.

On y retrouve des titres de son album des années Conflict Nkru comme l’éponyme « Love & Death » (http://www.youtube.com/watch?v=19SLUVaOfCs ) écrit lorsque sa femme l’a quitté en lui brisant le coeur lui faisant comprendre que l’amour et la Mort sont liés  (http://www.youtube.com/watch?v=oWSfbunmWdM&feature=related),   ou l’instrumental (http://www.youtube.com/watch?v=SFu_KEaGljA&feature=related)  « Victory » (http://www.youtube.com/watch?v=rq-nqnv6e9g&feature=related), mais aussi de nouvelles compositions comme « Nga Nga » (http://www.youtube.com/watch?v=MO3vNO6yhlM&feature=related) inspiré d’une comptine Ghanéenne, « African (http://www.youtube.com/watch?v=4PfWBsuIqjg&feature=related) Lady » (http://www.youtube.com/watch?v=jGWoXWzwm0I) proche du début de Fèla sur « Zombie » (http://www.youtube.com/watch?v=iBgewcFh-cg) et pour le thème de son « Lady » (http://www.youtube.com/watch?v=zN_GQFfiwS4), « Mizin » (http://www.youtube.com/watch?v=LwHRi76Me98 ), critique de l’ingratitude et de la calomnie avec un fameux solo de pianet, , « Kwame » (http://www.youtube.com/watch?v=GWRzqHZVgTQ), autre instrumental avec un fameux solo de guitare  dédié au président Kwame Nkrumah (http://www.youtube.com/watch?v=qVQuhhj0-Ck&feature=related), Aborekyair raillant un exilé qui revient d’Occident Ouesternisé et ne sait plus parler qu’Anglais et « Obra » invitant à prendre son destin en mains au lieu d’accuser le vaudon ou quelqu’ancestrale malédiction de ses échecs!

Aujourd’hui, c’est Ebo Taylor  qui rappelle Fèla et non l’inverse!

Our les étudiants, 300 places gratuites sont offertes par « Strasbourg aime ses étudiants » à la Boutique Culture.

On pourra continuer la soirée en mode House Psyché Freak avec Dan Ghenacia (http://www.myspace.com/danghenacia ) au Living Room.

Demain Samedi, c’est le DJ Alexander Barck (http://www.youtube.com/watch?v=aij_Slw8ng0) du collectif Berlinois JAZZANOVA (http://www.youtube.com/watch?v=xBi0K_W3aCM&feature=related) entre Jazz (http://www.youtube.com/watch?v=tpcgtl2NNlU), Funk (http://www.youtube.com/watch?v=NDjagqeYn3U&NR=1) & latin (http://www.youtube.com/watch?v=hKoc_R2_uPM&feature=related) qu’on pourra entendre avec Ben G et Unzip à l’Art Café du Musée dArt Moderne et Contemporain de Strasbourg, garni d’une terrasse.

Samedi 11 juin, on pourra entendre Ficus & Joyce (ex  Steppah Hunbtah) dans leur Blunted Library au Village des Cultures Urbaines Place Des Meuniers de 16 à 21 h (Pablo Valentino est en tournée en Australie et à Bali !)

A 21 h, on pourra entendre l’un des meilleurs groupes d’Ethio Jazz (http://www.youtube.com/watch?v=U4QdRCxLtmA&feature=related) Européen, les Genevois de l’Imperial (http://www.youtube.com/watch?v=WUM3DVPKOHM) Tiger (http://www.youtube.com/watch?v=U4QdRCxLtmA&feature=related) Orchestra (http://www.youtube.com/watch?v=Sr65C8Ga19E&feature=related ), qui sont vraiment arrivés à en faire leur propre musique !

Pour finir la soirée et pour le même prix, vous pourrez danser sur la musique de Rainer Trueby (http://www.myspace.com/rainertrueby), initiateur des soirées Rootdown (http://www.dailymotion.com/video/xbbenc_root-down-rainer-truby-jimpster-28_music) et auteur avec son trio du fameux hit latino brazil Batucada Electro  A Gogo (http://www.dailymotion.com/video/x17udq_truby-trio-a-go-go_music).

Enfin, comme quand y’en a plus y’en a encore, le Dimanche 12 juin (veille de Pentecôte) c’est  No Stress (Super friends) et le DJ Anglo-Japanophile Nick Weston (http://www.myspace.com/mukatsuku_pr_nik) qui feront danser le Mudd Club pour une nuit et entrée LIBRES, Gratuit et jusqu’à pas d’heure!

BLOCK PARTY CONTRETEMPS

27 juin 2011

Ce groupe Ecossais a deux batteurs (Tim Lane et Jamie Graham), un bassiste portant le Rastafarisme vert jaune rouge en bandoulière, Joe Acheson bidouilleur d’effets et samples et une violoniste claviériste Poppy Ackroyd qui commence très cool (http://www.youtube.com/watch?v=ng5oEb7OCkU) sur les claviers, puis les batteries attaquent en Break Beat (reprenant dans le second titre très précisément le rythme Beat Broken  originel du batteur de Serge Gainsbourg en caban  dans « Requiem Pour Un Con » (http://www.dailymotion.com/video/x1drtz_serge-gainsbourg-requiem-pour-un-co_music) pour le film Le Pacha de Lautner avec Gabin), l’un sur les peaux des toms, l’autre sur le fer des cymbales doublant la puissance sur chaque élément,  et se complètent mieux en ne se contentant d’assurer même alternativement l’une la pulsation rythmique  Groove l’autre les roulements Jazzs solistes comme chez le RH Factor (premier groupe à deux batteurs que j’aie pu voir sur scène), mais trouvent une combinatoire d’effets complices très efficace (http://www.youtube.com/watch?v=WWV2wr95Rec&feature=related ).

L’influence Celtique des gigs Ecossais reste présente dans les solos et pizzicatos de violons, mais  avec aussi un côté Asiatique donne de loin à la violoniste un air de chinoise aux yeux bridés dans le second titre ((http://www.youtube.com/watch?v=7ZyCynAlH4Q).

C’est vrai qu’il y a dans leurs compositions ce côté très Cinématique, atmosphérique puis violent en Broken Beat du Cinématic Orchestra sur « Every Day » (http://www.youtube.com/watch?v=CcEMHlohTO4 ).

Arrive en guest Fraser Fifield un saxophoniste, également au kaval et à la flûte,  efficace dans un rôle à la Jan Garbarek ((http://www.youtube.com/watch?v=JuJlJGf_exE) et dans sa valse breakbeat énergique  de «The Man With A Movie Camera » (http://www.youtube.com/watch?v=vvTF6B5XKxQ), BO du Cinematic Orchestra dont ce titre figurait sur « Every Day » ou le Jazz Européen venu du froid de Witubee sur les breaks des deux batteurs de plus en plus forts.

Ils ont vraiment un sens de la dramaturgie musicale pour faire évoluer un dub en broken beat (http://www.youtube.com/watch?v=AVVAW8d4Xqk) ou rajouter le trip hop d’un sample de voix Soul ou Ethnique, inventent leur Folklore Imaginaire, Moderne, Urbain, Ecossais mais pas seulement, car branché sur les pulsations du monde entier, comme Jan Garbarek qui déclare dans le dernier Mondomix sur les Métissages Musicaux (rapporté par Ariel Kyrou) que c’est en plongeant profondément dans son identité Norvégienne qu’il trouve l’universalité lui permettant de jouer avec le Brésilien Nana Vasconcelos (http://www.youtube.com/watch?v=xd5QaBBwr00) ou le Pakistanais Ustad Fateh Ali Kaahn). A sa façon, le Hidden Orchestra crée son mélange de rêves et de rythmes se chevauchant, à la fois Traditionnel et très Moderne, et ils font à ce titre partie de ces Musiques Nouvelles rénovant les musiques du monde  en inventant leur propre folklore mondial à l’usage des générations futures (http://www.youtube.com/watch?v=Mc7wXUQHcEg ).

Quand l’un des batteurs se met au trombone, l’orchestre prend l’énergie festive d’une fanfare anglo-saxonne funky comme les Apples qui donnent une vie plus festive et moins revendicatrice à « Killing In the Name Of » de Rage Against The Machine (http://www.youtube.com/watch?v=5fyVu02mDtM)  et retrouvent la transes des danses, reels et gigs irlandaiss.

Et je préfère personnellement cette belle énergie à la lancinante répétition du crincrin  Celtisant de certaines musiques Folk anglo-saxonnes actuelles.

Ce virage des transes des  musiques traditionnelles Ecossaises à celles de la House et à l’électro des raves avait été initié par le joueur de cornemuse Martyn Bennett (http://www.youtube.com/watch?v=40FvYsFh74g), né à st John, dans le Labrador, au Canada, qui fit beaucoup pour la modernisation des musiques celtiques par ses albums Bothy Culture (1998) et Grit (2003)  en y incorporant des rythmiques plus modernes issues de la house oui du Jazz contemporain, mais succomba à un cancer en 2005, dont le répertoire inédit est ressorti par ses accompagnateurs du Mr McFall’s Chamber Orchestra (http://www.myspace.com/mrmcfallschamber) AVEC Fraser Fifield, le saxcophoniste invité ce soir par le Hidden Orchestra! Le monde est petit!

Ou plutôt le monde est un village pour ceux qui ont l’esprit ouvert, grâce aux moyens modernes de communication ou le jeu humain qui permettent au bassiste de sonner dans «Tired And Awake» (http://www.youtube.com/watch?v=XA9E0TU6mHQ ) comme un sitar ou un sarod indien sur le breakbeat des deux trombones et la flûte indienne ou des musiques irlandaises dans son débit rapide, puis comme s’éloignant à travers les brumes du Loch Ness.

Et finalement le Bis « Wandering » (http://www.youtube.com/watch?v=d3ppF0evyH0), seul titre  connu par le CD Promo me paraît le plus Rock mais peut-être pas le plus intéressant de leur répertoire avec sa citation sans doute inconsciente dans la guitare de « La Fleur Du Mal » de Bernard Lavilliers et la moins cinématique, le moins world de ce groupe généreusement arc-en-ciel.

Jean Daniel BURKHARDT

GUILTY SIMPSON LIVE

27 juin 2011

Ensuite , on a pu entendre l’un des rappeurs les plus originaux tant au niveau du discours que du fond sonore, Guilty Simpson (http://www.myspace.com/guiltysimpson).

Natif de Detroit, il a travaillé avec J Dilla (http://www.youtube.com/watch?v=EcHsmGQUb5E), est produit par Stones Throw Records et s’oppose à la facilité du Hip Hop à prêcher une violence préfabriquée, en revendiquant le culture du Ghetto Américain (http://www.youtube.com/watch?v=78sjy1-dT_w) dans son « Ode To The Ghetto »  (http://www.deezer.com/fr/music/guilty-simpson/ode-to-the-ghetto-605855), l’un des albums de Hip Hop les plus émouvants, tant par le discours que les mélodies Soul à la 2 Pac dans « Kinda Live » (http://www.youtube.com/watch?v=KQHjylweeOI) et à une époque où les MC ont viré les DJs qui avaient la culture Funk Soul ou Jazz pour des boîtes à rythmes, ses samples révèlent des influences indiennes, arabes, jamaïcaines (http://www.youtube.com/watch?v=RfJyDRTl8wI), rock (http://www.youtube.com/watch?v=S1g2QwWqAVs&feature=related) et même un sample de « L’Homme A La Tête De Chou » (http://www.youtube.com/watch?v=2DEstQqgglk) de Gainsbourg (http://www.youtube.com/watch?v=jDSIkBrtgS4) sur « Kill’Em » (http://www.youtube.com/watch?v=8ZaF7nuCZAY).

Son dernier album « OJ Simpson » (http://www.deezer.com/fr/music/guilty-simpson/oj-simpson-580528) sorti en Mai dernier et produit par Madlib (http://www.youtube.com/watch?v=6MP-3-arNKs ) avec des influences plus Jungle et Trip Hop Broken Beat dans les backings.

Il arrive sur les nappes de son  DJ américain aux cheveux longs, un peu hippie pour un DJ Hip Hop, présente ce qu’il fait comme « mostly Hip Hop ».

Il se revendique de Detroit City, cité industrielle automobile et siège de la Motown, patrie de Juan Atkins, Derrick May & Kevin Saunderson, triumvirat de la House locale,  ruinée par le chômage et où le cordon de flics ne quitte jamais les limites du ghetto de peur que les noirs n’en sortent (raconté par Laurent Garnier dans son autobiographie « Electrochoc »).

Mais Guilty Simpson en est « phénomène, animal » , quoique capable aussi  de mélodies sentimentales entêtantes comme « Why I Must Love You » (http://www.youtube.com/watch?v=GiRB98rlK28 ) extraite d’Ode To The Ghetto

Son regard a plus de douceur, est moins rempli de haine que la plupart des MCs revanchards.du Gangstarap, et il reste attaché aux valeurs du Ghetto.

Dans « My Moment » (http://www.youtube.com/watch?v=Qg3Zzx9JG2I) , autre Ode To The Ghetto, il parle de cet underground de Motor City sur des orgues jungle inquiétants et des pounds comme James Brown répondant à Nixon par un « You can have watergate, but gimme some bucks and i’ll be straight » (tu peux avoir ton water gate, mais file-moi des ronds et je me tiendrai à carreaux) (http://www.youtube.com/watch?v=mUuegZej3t0) avec le solo de Macéo samplé par De La Soul dans « Ring Ding ».

Guilty Simpson rend hommage au grand poète mort récemment Gil Scott Heron (http://www.youtube.com/watch?v=eV_astp3BjM), puis enchaîne sur le titre le plus Rock  d’Ode To the Ghetto, « The Future » (http://www.youtube.com/watch?v=S1g2QwWqAVs&feature=related).

« Another Show, Another City », et « Back On The Road Again » (http://www.youtube.com/watch?v=ZDlqy2cpwqk&playnext=1&list=PLDBB89F94A75F3224), extrait d’OJ Simpson soutenu par des voix Africaines ou afro-américaines.

Des cuivres funkys, des claviers inquiétants déjantés à la J Dilla sur des cordes Disco et guilty Simpson parle de poésie dans « Karma of a Kingpin » (http://www.youtube.com/watch?v=rZTzuhhysbU).

Alors que la plupart des MCs ont remplacé les DJ à la culture Jazz, Soul & Funky par des boîtes à rythmes, Guilty Simpson remercie le sien.

Il enchaîne sur « The Real Me » (http://www.youtube.com/watch?v=ezx4N-33Yz0), une chanson rythmée mais Soul et mélodique à la 2 Pacs.

Il dédie aussi une chanson à la Jungle Music où la Jungle d’asphalte Urbaine retrouve celle de l’Afrique dans le rythme, comparaison initiée par « Echoes of the Jungle » d’Ellington (http://www.youtube.com/watch?v=vYNwiAXuh_U)  qui se poursuit jusqu’à ce « Get Riches » (http://www.youtube.com/watch?v=QUU0iGeWYUk) hanté de sirènes de police mais aux refrains soul.

Guilty Simpson n’oublie pas non plus de reprendre à son débit et avec le souvenir d’une parole de son père (http://www.youtube.com/watch?v=jf42yMFE5dc) « This Is a Man’s World » (http://www.youtube.com/watch?v=VEDBFzDnIRM) du Godfather of Soul James Brown (http://www.youtube.com/watch?v=Drrla53gGFM&feature=related) sur les flics et la violence sur des claviers ou un harmonium électro, ce message prend un autre sens aujourd’hui dans le Ghetto de Detroit, pas eulement guerre des sexes mais guerre sociale.

Guilty Simpson s’en va, mais son DJ termine par un dernier Gil Scott Heron avec « The Revolution Will Not Be Televised » (http://www.youtube.com/watch?v=qGaoXAwl9kw&feature=related) nous prévenant que nous devons faire la Révolution et pas attendre d’en être informés par les informations Télévisées, car elle sont contrôlées par les gouvernements qui n’auraient aucuun intérêt à s’en faire l’écho, qui se rapproche du message des Last Poets « Niggers are afraid Of Revolution » (http://www.youtube.com/watch?v=cpo11TxSdVg)

Jean Daniel BURKHARDT

JAZZ & HIP HOP CE SOIR A LA SALAMANDRE

27 juin 2011

Le Festival Contretemps (http://www.contre-temps.net/blog/category/contre-temps-2011/) se poursuit ce soir (http://www.facebook.com/event.php?eid=160867030643010) à La Salamandre rouverte avec tout d’abord à 21 h un concert du groupe de Jazz Ecossais « Hidden Orchestra » (http://www.myspace.com/hiddenorchestra ): deux batteurs foudroyants à la Gene Krupa du breakbeat, un guitariste bidouilleur et une violoniste claviériste (http://www.youtube.com/watch?v=d3ppF0evyH0). La qualité de leurs compositions créent un univers à la Cinematic Orchestra (http://www.youtube.com/watch?v=Ull3e5rCt-g&feature=list_related&playnext=1&list=AVAYMcY2vx8GTcUqVjvA0Gms7Ipr98-fLz ) et ils ont partagé la scène avec le DJ Gilles Peterson. Ils ont sorti leur album « Night Walks » (http://www.deezer.com/fr/music/hidden-orchestra/wandering-TGBEUE1001955 ).

En deuxième partie de soirée à 23 h 30, une MIDNIGHT BLOCK PARTY mettra  le Hip Hop à l’honneur avec Dj Calhoun (http://www.myspace.com/calhounbprcromeo ) des BUMS, l’un des meilleurs Djs Hip Hop Old School en warm up.

Ensuite , on pourra entendre l’un des rappeurs les plus originaux tant au niveau du discours que du fond sonore, Guilty Simpson (http://www.myspace.com/guiltysimpson). Natif de Detroit, il a travaillé avec J Dilla (http://www.youtube.com/watch?v=EcHsmGQUb5E), est produit par Stones Throw Records et s’oppose à la facilité du Hip Hop à prêcher une violence préfabriquée, et revendique le culture du Ghetto Américain (http://www.youtube.com/watch?v=78sjy1-dT_w) dans son « Ode To The Ghetto »  (http://www.deezer.com/fr/music/guilty-simpson/ode-to-the-ghetto-605855), l’un des albums de Hip Hop les plus émouvants, tant par le discours et les mélodies Soul à la 2 Pac dans « Kinda Live » (http://www.youtube.com/watch?v=KQHjylweeOI) et à une époque où les MC ont viré les DJs qui avaient la culture Funk Soul ou Jazz pour des boîtes à rythmes, ses samples révèlent des influences indiennes, arabes, jamaïcaines (http://www.youtube.com/watch?v=RfJyDRTl8wI), rock (http://www.youtube.com/watch?v=S1g2QwWqAVs&feature=related) et même un sample de « L’Homme A La Tête De Chou » (http://www.youtube.com/watch?v=2DEstQqgglk) de Gainsbourg (http://www.youtube.com/watch?v=jDSIkBrtgS4) sur « Kill’Em » (http://www.youtube.com/watch?v=8ZaF7nuCZAY). Son dernier album « OJ Simpson » (http://www.deezer.com/fr/music/guilty-simpson/oj-simpson-580528) sorti en Mai dernier et produit par Madlib (http://www.youtube.com/watch?v=6MP-3-arNKs ) avec des influences plus Jungle et Trip Hop Broken Beat dans les backings.

Enfin, Least But Not Last,  on pourra entendre le DJ (http://www.youtube.com/watch?v=TPFziUknk74 ) pionnier du Hip Hop (http://www.youtube.com/watch?v=cNHm8MZowCs) en France, Dee Nasty (http://www.myspace.com/djdeenasty) qui après avoir découvert les débuts du Hip Hop avec le Funk (http://www.youtube.com/watch?v=EgTcIFpKCjQ) scandé de Sugar Hill Gang (http://www.youtube.com/watch?v=diiL9bqvalo) en 1979, l’a introduit en France sur les radios pirates puis son album « Paname City Rappin » (http://www.youtube.com/watch?v=6b4NEQiAFJc) en 1984, organise des Block Parties à Paris (http://www.youtube.com/watch?v=6b4NEQiAFJc ), fait la première partie d’Afrika Bambaataa et intègre sa Zulu Nation (http://www.youtube.com/watch?v=6b4NEQiAFJc ) et a fait découvrir NTM, IAM, Assassin sur Radio Nova ! Entre autres aventures plus urbaines, il a aussi participé au dernier album du contrebassiste du Buena Vista Social Club Cachaïto Lopez avec « Cachaïto In Laoratory » (http://www.youtube.com/watch?v=MHrObal3GvU)!